« Accès au troisième cycle » Le 25 Juin 2005 - JEA Nice
Compte rendu du colloque
« Accès au troisième cycle »
25 juin 2005 - Nice
Accès au troisième cycle :
1ère table ronde : « L’évaluation du contenu pédagogique »
Participants : Pr. Charpentier (Président de la Conférence des Doyens), Pr. Colin (CNCI), Benoît Elleboode (DCEM4 Lille)
Présentation succincte du CNCI par le Pr Collin.
Guillaume Müller : « Benoît, tu viens de passer les ECN, penses-tu qu’a la fin de son deuxième cycle, un étudiant est suffisamment préparé pour prendre les responsabilités d’un interne ? »
Benoît Elleboode : « En deuxième cycle, les étudiants recherchent une rentabilité maximale de leur temps, en vue de préparer au mieux les ECN. Beaucoup d’étudiants font la part belle au bachotage plutôt que de s’investir en stage. La majorité des DCEM4 estiment ne pas entre assez préparer pour devenir interne. »
Guillaume Müller : « Comment ont été les dossiers cette année ? Ressemblent-ils aux dossiers de l’année dernière ? »
Benoît Elleboede : « Il n’y avait pas, cette année encore, de cas d’hyper spécialités dans les dossiers. Il était tout à fait dans le même esprit que ceux de l’année précédente. Les dossiers sont
Le gros problème est celui du temps donné pour traiter les dossiers. Beaucoup d’étudiants ayant réalisé un brouillon n’ont pas eu le temps de finir. Il apparaît indispensable d’entraîner sa rapidité de réflexion devant de tels dossiers lors du deuxième cycle. »
Guillaume Müller : « Quel est la position de la conférence des doyens sur l’actuel 2eme cycle ? »
Pr. Charpentier : « Le système novateur des cas cliniques permet la ré intervention des stages dans le concours de l’internat. La présence et l’investissement en stage sont des facteurs de réussite aux ECN. En effet, les stages développent le raisonnement logique de l’étudiant et permettent ainsi de gagner en rapidité face à un dossier. Le problème de la durée trop courte des épreuves n’est pas propre aux ECN, la rapidité est un facteur de sélection que l’on retrouve dans les concours d’entrée aux grandes écoles par exemple. Etre rapide lors des ENC nécessite l’apprentissage d’une certaine gymnastique d’esprit qui ne s’acquiert que part l’entraînement et les stages.
Certaines facultés ne coopèrent pas quant à la réalisation des cas cliniques. De plus il n’y a aucun retour sur les dossiers qu’une faculté envoi au CNCI.
L’Inter régionalisation est une nécessité. Il faut en effet fidéliser les étudiants à leur région d’étude.
Le choix de la spécialité doit être le résultat d’une réflexion de la part de l’étudiant en fin de deuxième cycle. Ce choix est capital, trop de médecins se retrouvent frustrer dans leur exercice suite à un mauvais choix. »
Guillaume Müller : « Que pense le CNCI de l’intégration d’une épreuve de lecture critique d’article à l’internat ? »
Cyril Colin : « La lecture critique d’article est une épreuve riche et discriminante. Le CNCI c’est penché depuis plusieurs années sur l’élaboration de grille de correction pour une telle épreuve. La correction sera plus facile que pour les dossiers transversaux. Elle repose sur le même principe, c’est à dire une double correction à la suite de laquelle si l’écart entre les 2 notes attribuées est supérieur à 10%, la copie est revue. »
Pr. Charpentier : « Cette épreuve est la base du métier de médecin. Elle permet de mettre en valeur l’esprit de synthèse des étudiants ainsi que leur méthodologie dans l’élaboration d’un résumé.
Les questions posées sont des questions de bon sens qui interviennent quotidiennement dans la pratique médicale.
Bien sur, jamais toutes les facs ne seront prêtes en même temps. On ne peut aboutir à une stricte égalité. Mais, pour cette épreuve, il appartient aux étudiants de se former en se documentant. »
Guillaume Müller : « As-tu déjà eu un enseignement sur le lecture critique d’article ? As-tu préparé la lecture critique d’article comme si tu devais les passer aux ECN ? »
Benoît Elleboode : « Nous avons actuellement à Lille des enseignements au cours du deuxième cycle sur la lecture critique d’article. Mais il n’y a pas pour le moment d’épreuve de lecture critique d’article au cours du deuxième cycle. Les étudiants ne jouent pas vraiment le jeu en raison de l’absence de la lecture critique d’article aux ECN.
La préparation (nombres d’heurs de cours, évaluation des acquis) sera intensifiée pour les étudiants qui auront la lecture critique d’article au ECN en 2008. Les cours magistraux sur la lecture critique d’article sont actuellement désertés par les étudiants en raison de l’absence de l’épreuve aux ECN. »
Guillaume Müller : « Penses-tu qu’il est envisageable de réduire d’une année la durée du second cycle des études de médecine ?
Benoit Elleboede : Il est aujourd’hui impossible de réduire le programme du deuxième cycle, seul le deuxième semestre de DCEM4 apparaît comme compressible (semestre de révision). Ce semestre est néanmoins nécessaire car il est nécessaire à une préparation correcte des ECN. »
Clermont Ferrand : « La lecture critique d’article est un apprentissage nécessaire en vue de la pratique médicale. Faut-il nécessairement intégrer son évaluation au concours de l’internat ? Actuellement il y a certes une hétérogénéité entre les facultés, mais il y aura surtout des inégalités dans l’interprétation de l’article, dépendant de la subjectivité de chacun. Démarrer en 2004 était trop précoce pour laisser le temps aux facultés de s’organiser et de mettre en place leurs enseignements. Aujourd’hui, les enseignements et les évaluations de la lecture critique d’article sont mis en place partout
Cyril Colin : « Contrairement à ce que beaucoup pensent, la subjectivité du correcteur entre sûrement plus en jeu dans l’évaluation d’un cas clinique que dans la correction d’une épreuve de lecture critique d’article. »
Pr Charpentier : « la lecture critique d’article est une épreuve objective, c’est un commentaire d’un article scientifique qui fait appel à la capacité de synthèse de l’étudiant. »
Bernard Bros : « L’épreuve de lecture critique d’article est un moyen d’évaluer la « démarche qualité » de l’étudiant, indispensable en santé. »
Strasbourg : « Comment les enseignants ressentent-ils cette mise en place ? Sont-ils préparés ? Qu’est ce qui est prévu pour former les enseignants ? »
Pr Charpentier : « Tous les enseignants hospitalo-universitaires savent analyser un article. Concernant la pédagogie, des séminaires de formation sont organisés. L’ANEMF doit donner son accord a la mise en place de la lecture critique d’article. »
Delphine Loquin d’Angers : « L’analyse critique d’article est certes quelque chose d’important pour tout médecin, mais est-ce indispensable de classer les étudiants autour de cette épreuve ? Ne pourrait ont pas plutôt intégrer la lecture critique d’article au CSCT ? »
Pr Charpentier : Non, les étudiants ne travailleront la lecture critique d’article que dans l’optique d’un concours.
Amandine Brunon : « Le test de concordance de script est à mi-chemin entre QCM et dossier clinique. Pourquoi en venir à un tel système ? »
Cyrille Colin : « La difficulté que l’on rencontre aujourd’hui avec les 9 cas cliniques est celle des ex æquo. Le test de concordance de script est une solution parmi d’autre permettant de pallier ce problème. Cette épreuve, dont la correction serait automatisée, serait donc très discriminante. Une introduction progressive de cette épreuve est envisageable, mais pas dans les 2 ans à venir. Dans quelques années, il y aura aux ECN des promotions de 5000 à 6000 étudiants, il est donc nécessaire d’automatiser partiellement la correction et de discriminer les étudiants entre eux. »
Strasbourg : « Quelle sera la place de la lecture critique d’article dans la notation des ECN ? 20% ?
Pr Charpentier : Eventuellement 20%, mais rien n’est fixé, les modalités concernant la place du lecture critique d’article sont à rediscuter.
2ème table ronde : « Les enjeux de l’accès au 3ème cycle en terme de démographie médicale »
Participants : le Pr. Berland (Président de l’ONDPS), Pr. Benchimol (Doyen de Nice), Jean Chappellet (directeur de la DRASS PACA)
Présentation des résultats de l’étude statistique menée par l’ANEMF auprès de plus de 2700 étudiants.
Guillaume Müller : « Mr Chappellet Peut-on dire qu’il existe des problèmes de démographie médicale en région PACA, malgré la forte attractivité de cette région ? »
Jean Chappellet, directeur de la DRASS de PACA : « La région PACA possède la deuxième plus haute densité en médecin de France. C’est une région très attractive, et la majorité des médecins qui s’y installent proviennent aujourd’hui de facultés hors PACA.
Cependant, les disparités locales restent importantes, comme en témoigne les différences de densités entre les départements formateurs et ceux qui ne possèdent pas de CHU. Il existe également de fortes inégalités entre les milieux ruraux et urbains. On observe même de fortes disparités entre territoires urbains.
L’augmentation des départs à la retraite de médecins, assortie à une augmentation et un vieillissement de la population, fait craindre l’apparition de cantons en réelles difficultés.
Il convient de nuancer cet état des lieux en fonction des spécialités et du mode d’exercice (libéral/hospitalier).
La DRASS est relativement démunie pour lutter contre ces facteurs de risques. Les mesures incitatives sont pour le moment très limitées en PACA. La question de la conservation d’une liberté totale d’installation va, à terme, se poser. »
Présentation des conclusions de la commission démographie médicale par le Pr. Berland.
Guillaume Müller : « La répartition des postes d’internes fait apparaître une forte diminution du nombre de poste d’internes à Nice. Il y a cette année moins de poste d’internes à Nice que d’étudiants en DCEM4. Que pensez-vous, M. le doyen, de cette situation ? »
Pr. Benchimol (Doyen de Nice) : « Cette situation entraîne des difficultés pour équilibrer la démographie régionale. Beaucoup d’étudiants sont obligés de quitter Nice pour effectuer leur troisième cycle. Pour se donner la possibilité de rester dans sa ville, un étudiant niçois est obligé de plus travailler et de mieux réussir ces ECN.
Concernant la répartition des médecins dans la région, le problème est que tous s’installent sur la bande littorale, et que l’arrière pays se retrouve délaissé. Il est nécessaire de mener une réflexion sur l’installation de « médecins cantonaux ».
Guillaume Müller : « Dr Bros, vous qui étiez président de l’ANEMF il y a 40 ans, pensait-on déjà à ses problèmes ? »
Dr Bros, 1er président de l’ANEMF : « La catastrophe démographique vers laquelle nous nous dirigeons était tout à fait prévisible. Après 1968, les vannes régulant l’accès aux études de médecine ont été grandement ouvertes. Nous avons donc eu à gérer dans un premier temps une pléthore de médecins pendant une dizaine d’années. Ce surnombre s’est peu à peu tassé et laisse aujourd’hui place à un déficit croissant. Cette catastrophe était facilement prévisible, mais personne ne s’en ai préoccupé et n’a pris de décision à l’époque. Le numerus clausus était si faible il y a une quinzaine d’année que les pouvoirs publics sont aujourd’hui réduits à prendre des mesures telles que l’ouverture du troisième cycle aux étudiants étrangers, en vue de favoriser leur installation en France par la suite.
De plus, la multiplication des DESC accessibles par la médecine générale est nuisible, rendant le mode d’exercice des IMG totalement imprévisible.
Afin de lutter contre la pénurie à venir, les pouvoirs publics se doivent de revaloriser la médecine générale, notamment par le stage chez le praticien en 2eme cycle. »
Jean Chappellet : « Un des biais dans le système de formation actuel est celui du taux d’inadéquation. Ce taux d’inadéquation tend à augmenter les écarts entre les besoins de certains spécialistes et la mise en place des postes adéquates. »
Guillaume Müller : « La filialisation de certaines spécialités de chirurgie peut-elle permettre une meilleure régulation et pallier ainsi à la crise de vocation ? »
Pr. Benchimol : « Les grandes filières de chirurgie sont aujourd’hui en difficulté. Il existe une forte inadéquation entre la formation et l’exercice.
La réforme du 3eme cycle de chirurgie, avec notamment la 1ere année commune à toutes les spécialités de chirurgies, vise à faire coller formation et exercice. »
Guillaume Müller : « L’augmentation du Numerus Clausus attire de plus en plus de bacheliers mais n’a pas d’influence sur la démographie médicale »
Conf : Le PCEM1 actuel est insatisfaisant pour tous. Ce n’est pas un concours performant. Le nombre de PCEM1 est énorme ce qui engendre des problèmes de sécurité dans les amphithéâtres.
Des solutions à tout ses problèmes pourraient être :
- de pré sélectionner 2 ou 3n en se basant par exemple sur les notes du bac, une interview de l’étudiant sur ces motivations ou bien encore un test psychologique.
- Un pré concours au bout de 3 mois, avec une réorientation par la suite pour les étudiants n’ayant pas été sélectionnés.
- Fixer une note éliminatoire, en dessous de laquelle l’étudiant est obligé de différé son redoublement.
- Une application judicieuse du LMD à notre filière.
Une réflexion bilatéral étudiants/doyens sur cette problématique est nécessaire.
Il est de plus nécessaire d’éviter les à-coups dans l’augmentation du NC et de planifier ce dernier dans une vision à long terme.
Pr. Berland : « Beaucoup d’étudiants en terminale S se dirige soit vers des études de santé soit vers les classes préparatoires aux grandes écoles. Les facultés de sciences se retrouvent ainsi délaissés. Est-ce une bonne chose d’avoir multiplier les filières en PCEM1 ? Une réflexion, centrée sur ceux qui ont le plus de chance de faire médecine, est nécessaire. »
Matthieu Schuers, Président de l’ISNAR-IMG : « Ne pensez-vous pas, dans l’optique de réguler la démographie médicale par une politique incitative, que le stage en Médecine Générale lors du deuxième cycle est indispensable ? »
Pr. Berland : « En effet, il est nécessaire de connaître une spécialité pour la choisir. Il existe une réelle volonté de mettre en place ce stage. Il s’agit maintenant de dynamiser les acteurs du ministère sur ce sujet. Après tous les rapports, commission, groupes de travail…. Il est aujourd’hui nécessaire de passer à l’action. »
3ème table ronde : « Quel avenir pour les ECN ? »
Participants : Pr. Charpentier (Doyen de KB, Président de la Conférence des Doyens), Pr. Francke (Doyen de Lille, Secrétaire Général de la Conférence des Doyens), Pr. Berland (Président de l’ONDPS), Pr. Benchimol (Doyen de Nice)
Pr. Francke : « Aujourd’hui il existe de multiples possibilités pour envisager un ECIR. Dans tous les cas, le CNCI sera conservé. Une solution consiste à faire passer les concours de chaque inter région étalés sur 3 à 7 semaines. Une autre pourrait entre de conserver le caractère national de l’épreuve en ne passant qu’un concours, après un choix préalable de 1 à 3 Inter Région par l’étudiant.
On peut également envisager de conserver les mêmes modalités qu’aujourd’hui, avec un dossier complémentaire à passer selon le choix. »
Guillaume Müller : « L’inter régionalisation ne permettra t elle qu’une régulation entre inter régions ? Ou offrira–t-elle un contrôle intra régional ? »
Pr. Berland : « l’objectif est d’améliorer le report des médecins.Quand on regarde les 30 dernières années la dérégulation est complète : les étudiants sont obligés de quitter leur région d’origine pour faire leur spécialité, pour souvent revenir s’installer dans leur région de deuxième cycle. Il est intéressant de noter qu’avant son intégration au ECN, les variations du Numerus Clausus se sont répercutées sur la Médecine Générale (système du résidanat). Pour les spécialités, les étudiants effectuant souvent leur troisième cycle hors de leur région d’origine, les variations régionales du numerus clausus n’ont eu aucune répartition sur la répartition des spécialistes. Beaucoup d’étudiants souhaitent rester dans leur région, il convient d’en tenir compte. »
Il est illusoire d’envisager une mise en place en 2006. Les modalités de mise en place sont à étudier.
Il n’y a pas de problème si l’on motive les enseignants, à avoir 9 x 7cas cliniques.
Pr. Charpentier : « Pour le bien de sa formation, l’étudiant doit voyager dans différents CH (étudiant « sac à dos »). Un étudiant de troisième cycle doit être considéré comme toujours en formation, et non uniquement comme un professionnel de santé. L’inter région est l’endroit idéal de circulation pour l’étudiant de troisième cycle. »
Guillaume Müller : « Peut-on raisonnablement espérer plus de dossiers ? »
Pr. Benchimol : « À Nice, 2dossiers par an sont imposés à chaque chef de clinique (1 dossier par semestre) »
Pr. Charpentier : « L’organisation d’un système de « compétition » inter faculté, avec un système de prime fonction du nombre de cas clinique envoyés au CNCI est une solution permettant de valoriser les facultés les plus productives. »
Pr. Berland : « L’IR est indispensable pour éviter la coercition à l’installation et réguler la démographie. »
Pr. Charpentier : « Je suis extrêmement surpris face à la déception enregistrée chez les D2, D3, D4 concernant leur vision de la médecine. »
Renaud Rogeau (DCEM 3 à Lille) : « Cette déception est liée à l’enseignement fondamental lors du P2/ D1. »
Pr. Charpentier : « La France est un des pays où l’étudiant en médecine va le plus tôt à l’hôpital. »
Guillaume Müller : « Une raison probable peut entre le fait qu’aussitôt sorti du difficile concours de première année, l’étudiant doit déjà envisager et travailler dans l’optique du concours de l’internat… »
Bernard Bros : « Cette vision lors du 2eme cycle est amenée à changer par la suite. En effet, en troisième cycle, les étudiants sont plus épanouis et changent la vision de leur métier en quelque chose de beaucoup plus positif. »
Florian Pinardon, VP démographie médicale de l’ANEMF : « Ces 75,1% d’externes qui se disent déçus par la médecine s’explique principalement par 2 choses :
- L’isolement relatif des étudiants dans leur stage hospitalier.
- Les gestes et taches demandées en stages ne sont pas la hauteur des espoirs de l’étudiant en terme de responsabilité.
Clermont Ferrand : « Revenons à l’IR, celle-ci ne règle en rien les disparités intra régionales. Or c’est à ce niveau que se trouvent les principaux déséquilibres démographiques. »
Pr. Berland : « La régulation intra régionale est un autre problème. Il s’agit bien ici de résoudre les disparités entre inter régions. Aujourd’hui, le NC n’a plus aucun sens. Si l’on intervient en amont en régulant avec le NC, alors il faut que cette régulation ait une conséquence sur l’installation. Si les étudiants qui changent de région pour effectuer leur troisième cycle s’installer dans cette région, les ECN permettrai une régulation. Or ce n’est absolument pas le cas. »
Vivien Triffaux de Nancy : « En s’appuyant sur l’argument du NC, seul un examen Intra CHU permettra une régulation de la démographie… »
Pr Berland : « En effet, mais une telle proposition relève quasiment de la coercition, puisque qu’aucun droit à la mobilité n’est accordé à l’étudiant. De plus, le panel des formations offertes varie énormément selon les CHU. Le choix de postes dans une inter région est suffisant pour permettre à l’étudiant une formation de qualité dans la spécialité de son choix. »
Amandine Brunon : « Le numerus clausus est un paramètre local, pourquoi doit ont alors passer un internat IR ou national ? Les ECN sont une possibilité de partir se former ailleurs. »
Les inter-CHU ne sont pas encore très développés. Si ces derniers se développent, ne pourrait on pas envisager qu’à terme on puisse rester dans sa ville de 2eme cycle, tout en bénéficiant d’une bonne formation ? La répartition à Saint Etienne est de 2/3 de spécialistes pour 1/3 de généralistes. Quelle est la logique d’une telle répartition ? »
Pr Berland : « C’est aujourd’hui une nécessité que d’arrêter cet examen national. »
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