Compte rendu du 2e forum [MAJ] Le 2 décembre 2004

2e Forum « Etudiants en Médecine et Jeunes Médecins »

Samedi 25 septembre 2004


9h30 - 11h00 Séance plénière :



  1. Examen Classant National après les épreuves de juin 2004

Témoignage du major des ECN

Cécile Colavolpe, major de l’ECN 2004

Déroulement et correction des épreuves, l’expérience du jury

Pr. Jean-François Bonneville, Besançon - Pr. Jean-François Cordier, Lyon - Pr. Antoine Flahault, Paris.


  1. ECN 2004, choix des postes et affectations, constat et évolution pour les années à venir

Pascale Marco, présidente de l’ISNAR-IMG - Guillaume Muller, président de l’ANEMF



11h30 - 13h00 Deux conférences thématiques simultanées :



  1. Cursus hospitalo-universitaires, exercice libéral, industrie, armées etc.

Pr. Bernard Charpentier, président de la conférence des doyens - Dr Pierre Monod, président de la conférence des présidents des URML - Sylvie Charlet, Générale de Santé - Edwige Conte, Conseil général de Seine et Marne - Jean François Démange, Sanofî-Aventis - Dr Nathalie Sprogis, Service de Santé des Armées.


  1. Médecine générale ambulatoire : nouvelles perspectives

Pr. Claude Attali - Dr Bernard Gavid, SFMG - Alan Charissou, ISNAR-IMG.



14h00 - 15h00 Séance plénière :



Préparer et passer l’Examen Classant National

Dr Jérôme Lacotte - Dr Xavier Monnet - Dr Laurent Karila, Paris.



15h30 - 16h45 Deux conférences thématiques simultanées :



  1. Responsabilité médicale, couverture professionnelle, remplacement

Vincent Hélis, ISNAR-IMG - Nicolas Amabile, ISNIH - Nicolas Gombault, Le SOU- MACSF - Dr Jean Pouillard, Ordre des médecins.


  1. Démographie, installation, contrats, aides et moyens

Pr. Jean-Michel Chabot, Observatoire de la démographie des professions de santé - Jean Pierre Robelet, URCAM Poitou-Charentes - M Gil Brodin, La Caisse d’Epargne - Martine Haddad, Générale de Santé -Virginie Knellwolf, ISNAR-IMG - Pierre Loulergue, ISNIH - un représentant de l’Ordre des médecins.



17h00-18h00 Séance plénière :



Examen Classant National : comment l’enseignant conçoit et rédige les épreuves de dossier, à partir d’exemples concrets

Pr. Marie-France Carette, Pr. André Grimaldi, Paris - Pr. Jean Luc Magne, Grenoble



18h00 Conclusion

Témoignage du major des ECN 2004

Cécile Colavolpe, Marseille


    1. Avant le concours :


Le principal changement annoncé était la fin des QCM.

Les ECN comportaient 9 dossiers cliniques (le nombre entraîne le problème du dossier raté et des ex-aequo) avec :

      • 4 à 10 questions par dossiers

      • Questions ouvertes

      • Manque de temps

      • Rédactionnel

      • Transversalité : santé pub probable, exemple en ligne du CNCI


Cependant, certains problèmes pratiques n’étaient pas résolus avant les épreuves :

Conditions des examens inconnues, place disponible sur les livrets de réponse, Droit de souligner...


    1. Déroulement des ECN :


Plusieurs centres d’examens avec de bonnes conditions de composition

3 ½ journées de 3h, 3 dossiers et une gestion libre du temps

Des livrets de réponse recto verso avec une place suffisante et une iconographie de bonne qualité


    1. Les dossiers :


      • Longs, moyenne de 7 questions par dossier

      • Questions très larges, ouvertes, vagues

      • Concerne la pratique clinique quotidienne : thèmes classiques (EP / Diabète HTA / Angor) / !\ Beaucoup de Santé Pub / !\

      • Quelques questions discriminantes (anémie hémolytique)

      • Importance des recommandations publiées par les Collèges d’enseignants et les conférences de consensus. Se tenir au courant des mises au point récentes.

      • Rien sur le nouveau ne programme


    1. Problèmes rencontrés :


      • Manque de temps +++

      • Formulation déroutante des questions

      • Importance de chaque question relative les unes par rapport aux autres

      • Bons mots-clés

      • Sujets de controverse (THS / TDR)

      • Travail d’analyse et de synthèse importants entre l’énoncé et les documents iconographiques. Limite du programme flou, traitement de l’anémie hémolytique.

      • Questions vagues (ex : CAT sur le plan général, Discuter le diagnostic, Quelle prescription ?...)


    1. Les améliorations possibles concernant les épreuves :


Couvrir les 11 modules, éviter les sujets controversés, donner un barème indicatif...


    1. Les conseils :


La forme


  • Lire tout le dossier avant de commencer à répondre (longueur, fil conducteur, les principaux mots clés, éviter les doublons, etc.)

  • Noter, dès le départ, les mots clés

  • Respecter les délais : 1 dossier = 1 heure

  • Faire toutes les questions

  • Utiliser un style simplifié


Le Fond


  • Sélectionner le plus important

  • Mots clés, en mettre le maximum, les mettre en valeur, souligner ou mettre en majuscule

  • Avoir l’état d’esprit d’un généraliste

  • Penser à ce qui est fréquent et/ou grave et rester simple

  • Discuter les différentes possibilités et éviter de trancher pour l’un ou l’autre des possibilités

  • Essayer de placer les termes « à la mode » (informations, consentement, décisions partagées, pluridisciplinaires)

  • L’entraînement

  • S’entraîner à rédiger, faire un maximum de cas clinique

  • Faire 2 à 3 concours blancs et privilégier une bonne hygiène de vie


Les conseils, dernière ligne droite


  • Finir le premier tour du programme des ECN en 5ème année,

  • Travailler sur des fiches et des résumés,

  • S’entraîner à faire des cas cliniques pour acquérir des automatismes,

  • Garder en tête se qui est important, fréquent et du ressort de la santé publique,

  • Arriver en forme

  • Avoir confiance en soi


Déroulement et correction des épreuves : l’expérience du Jury

Pr. Jean-François Cordier, Pr. Antoine Flahaut


Le journal du correcteur


Quelques données :

243 correcteurs dont 27 correcteurs par dossiers


Dossier numéro 5

27 correcteurs dont 15 cliniciens (dont des radiologues et radiothérapeutes)

2 coordinateurs par dossier (ici un hématologue et pneumologue)


  1. L’avis du jury sur les dossiers proposés aux candidats :


    • La rédaction des questions était médiocre en général,

    • Les abréviations non définies,

    • Des fautes de frappes nombreuses

    • Des valeurs normales non indiquées

    • Le jury a noté des incohérences entre les questions d’un même dossier


  1. Comment le jury a établi la grille de correction


Les propositions des réponses fournies étaient médiocres


Avant le séminaire de correction, où les correcteurs sont réunis pour la correction des copies dans un hôtel, les correcteurs sont en contact par téléphone et mail


Des problèmes sont apparus au fil des concertations : Notions classiques enseignées mais non évaluées, avec précision, des ambiguïtés, Etc.


  1. Mis au point de la grille :


Discussion sur les réponses exactes et leurs poids dans la grille sur le nombre d’items (de 37 à 72), sur l’attribution ou non de points à un item lors d’erreurs.


Concernant le dossier 5, absence de point négatif mais pas de point en cas d’erreur ou d’imprécisions.


La grille a été réalisée sur le principe de mots clés. Cependant, il ne faut pas faire une liste de mot clé, et ainsi laissé au correcteur le libre choix. De même, si le raisonnement est faux mais la réponse est correcte, le jury n’attribue aucun point.


Le jury se base sur des ouvrages de références ou des publications pour établir les grilles

Ex : Quels examens para cliniques demandés vous pour le problème respiratoire ?

Ouvrage de référence utilisé : « Recommandations de la société de pneumologie »

Réponse dans l’ouvrage : Examen cytobactériologique des crachats

Autre réponse acceptée : Examen cytobactériologique des expectorations

Réponse refusée : Examen bactériologique des crachats


Mais il faut se rassurer, les correcteurs ne sont pas là pour piéger. Il existe une double correction, c’est la moyenne des deux notes qui est prise en compte. Si un écart de plus de 15 points sur 100 est noté, une confrontation sera organisée pour harmoniser.


  1. Les interrogations du jury


    • Nécessité d’améliorer les énoncés

    • Instaurer des règles nationales pour les abréviations et les valeurs normales

    • Amélioration de la rédaction des questions

    • Une réponse fondée sur des preuves

    • Transparence de la grille de réponse (rendue publique) et argumentation de celle-ci


  1. Conclusion du jury du dossier 5

    • Epreuves de dossiers adaptés à la formation clinique

    • Qualité des dossiers doit être améliorée

    • Les stages sont importants pour la préparation des ECN


Expérience du jury du dossier sur la question du syndrome de Korsakoff


Le jury a trouvé les questions très médiocres. Un conseil revient souvent : bien lire l’énoncé et les questions.


On peut également souligner, mettre en valeur les mots clés. (Exemple : ne pas aller trop loin dans ses réponses pour l’analyse sémiologique ; il fallait seulement reprendre les thermes de l’énoncé).


En ce qui concerne les examens complémentaires, il ne sert à rien d’énoncé la liste des examens complémentaires, mais plutôt privilégier les plus adaptés, comme dans la pratique courante.


Lorsque la question est flou (discutez le diagnostic) le jury conseille d’en mettre un peu plus que pas assez.

Si une question est absurde pour les étudiants, le jury aura le même sentiment.


Attention de répondre dans la bonne question, les correcteurs n’iront pas chercher les points dans la copie.

Pour discuter le diagnostic remettre le diagnostic principal pour avoir tous les points.


Pour les questions de controverse ; exemple : les BZD et la réhydratation associée est une exception française (au niveau international et dans les publications, seules les BZD sont préconisés), malheureusement, à cette question les 2 mots clés étaient requis.


Le jury précise que si la réponse donné conduit à la mort du patient, l’étudiant a 0 à la question.


Exemple : une molécule avec un mauvais dosage nocif ne donne aucun point, par contre la molécule seule permet d’obtenir un certain nombre de points.


ECN 2004, choix de postes et affectations, constats et évolution pour les années à venir

Guillaume MÜLLER (ANEMF), Pascale MARCO (ISNAR-IMG)


Problématique :

Comment répartir nationalement les étudiants issus des Épreuves Classantes Nationales, par discipline d’internat et subdivision géographique en parfaite connaissance des postes restant à pourvoir : « Le choix éclairé »


« Le choix éclairé » est le choix du lieu d’internat et de la discipline avec tous les différents paramètres connus et certains


Définition du choix éclairé : Choisir en parfaite connaissance des postes restant à pourvoir

CELINE

« Une procédure nationale informatisée, sécurisée et interactive de choix de postes, par discipline d’internat et subdivision géographique » (article 13 de l’arrêté du 29 janvier 2004 relatif à l’organisation des épreuves classantes nationales anonymes donnant accès au troisième cycle spécialisé des études médicales)


Déroulement


    1. Période de préchoix :

Classement des voeux d’affectation, par discipline d’internat et par subdivision géographique, classés par ordre de priorité décroissante.


    1. Période de modification de choix :

A l’issue de la période de pré choix, des simulations régulières d’affectation sont faites.

Les étudiants ont la possibilité de modifier leurs voeux de façon à obtenir la meilleure affectation possible compte tenu de leur rang de classement et des postes disponibles, par discipline d’internat et subdivision géographique.


    1. Affectations définitives provisoires :


Les affectations définitives sont prononcées après avoir retiré de la procédure les étudiants qui n’ont pas obtenu la validation du second cycle des études médicales.


Amphi de garnison


    1. Définition, étude


Définition : Réunir tous les étudiants dans un même lieu pour qu’ils effectuent leur choix de discipline et de subdivision


L’amphi de garnison, du 14 au 30 septembre 2004 à la faculté de médecine de Bichat

Étude


Un questionnaire a été distribué pendant les choix par amphithéâtre de garnison et a été mis en ligne sur le site de l’ANEMF (www.anemf.org)


Cette étude est la première synthèse des données des questionnaires récupérés lors de l’amphithéâtre de garnison (et ne tient pas compte de ceux remplis en ligne par les D4)

Cette synthèse partielle porte sur 162 questionnaires


62,87 % de personnes ayant répondu sont classées entre 1-700

16,97 % de personnes ayant répondu sont classées entre 700-1400

20,16 % de personnes ayant répondu sont classées entre 1400-2600


Procédures de choix Céline :


Est-ce que votre affectation finale correspond à la dernière simulation sur le logiciel « Céline » ?













Avez-vous rencontrés des difficultés avec le logiciel Céline ?



Si oui, lesquelles :

  • Problème de connexion

  • Difficulté pour la saisie de la spécialité

  • Remarque générale des D4 (comprenant ceux qui ont répondu oui) :

  • Durée de pré choix et de simulation beaucoup trop courte.)



L’amphithéâtre de garnison :


Votre choix dans l’amphi de garnison a-t-il été facile ?








Temps mis pour faire votre choix :




La présentation vous a t-elle paru claire dans l’amphithéâtre ?

Les étudiants notent la nécessité d’avoir en continu

L’affichage des affectations restantes

Par subdivision (sur un deuxième écran par exemple)



Votre choix vous convient il ?

Avez-vous concilié vos choix avec votre vie de couple ?





L’amphi de garnison vous a-t-il aidé ?

Remarque :

  • Amphithéâtre = véritable choix éclairé

  • Amphithéâtre sert à rencontrer des gens de ta ville et de ta spécialité d’affectation et de savoir ce qu’ils veulent faire

  • Utile car décalage par rapport au pré choix sur céline.


Présentation de la procédure de choix alterné des stages


C’est une procédure visant à répartir les deux populations d’étudiants (ayant passé les ECN et ayant passé le CI) sur une seule et même liste de stages. C’est un choix au mérite dans une discipline et une subdivision spécifique. Le choix alterné est effectué au prorata des effectifs. Les internes ayant passé le CI et les résidents sont amenés à choisir en premier tous les semestres pairs.


Pour plus de renseignement, se reporter aux articles relatifs aux affectations sur www.anemf.org et sur www.e-carabin.net.


Cursus hospitalo-universitaires, exercice libéral, industrie, armées, etc.


Pr. Bernard CHARPENTIER, président de la conférence des Doyens, explique le principe de la branche hospitalo-universitaire. La médecine est une activité particulière où très tôt, les étudiants sont confrontés à la mort, au sang...

Cette particularité explique pourquoi les études de médecine se trouve hors du système LMD, c’est une discipline particulière, une plateforme pour bon nombre de métiers.

Tous les 5 ans, le métier change, le connaissances médicales explosent, seule la littérature en temps réel internationale est la bonne littérature.


Les études sont étalées sur trois cycles :

Premier cycle cours dont la première année est sanctionnée par un examen méritocratique

Deuxième cycle ou l’apprentissage des connaissances est la principales raison d’être. Le deuxième cycle permet entre autre de validé des MSBM, et ainsi plus tard de s’orienter vers la recherche.


Carrière hospitalo-universitaire à une triple spécificité : enseignement, recherche, soins.

La recherche est clinique (publication difficile) ou fondamentale, seulement, la bonne recherche, est la recherche qui allie les deux : recherche intricative se plaçant entre recherche clinique et fondamentale.


En France, un médecin à le même diplôme jusqu’à la fin de sa carrière, il y a cependant une obligation de formation continue : FMC (Formation Médicale Continue) permet la mise au point des connaissances européennes).


Cependant, pour le Professeur Charpentier, il y a un problème de passerelles, il n’existe que la passerelle entre la DCEM1 et les écoles d’ingénieurs. Les passerelles sont difficiles à mettre en place du fait de la non transversalité des études et de la profession. Un médecin à une carrière en « tuyau de pipe ».


Enfin, pour la conférence des Doyens, les ECN ne sont pas la bonne solution en terme de sélection à la fin du second cycle et il pourrait être intéressant de passer à au Examen Interrégional Classant afin de répondre au besoin de Santé Publique.



Dr Pierre Monod, président de la conférence des présidents des URML, explique ce que sont les URML. Les médecins sont appelés à verser la cotisation volontaire mais obligatoire au sein des URML. Les URML sont différentes de l’Ordre et des Syndicats. Les URML sont des mini parlement de la Santé où sont évalué les besoins sanitaires, et ou est exécutés l’évaluation des professionnelle. Ce sont des organismes pragmatiques à l’heure ou l’exercice libéral « à du plomb dans l’aile ».

Longtemps, le médecin libéral a été stigmatisé mais, maintenant, la révolution scientifique devient une révolution professionnelle.


Dr Pierre Monod commente sa volonté de voir décloisonner les activités : l’hôpital laisse entrer la Médecine générale, et maintenant l’hôpital doit s’ouvrir sur l’extérieur. Les jeunes ne veulent pas s’orienter à l’heure actuelle vers une carrière libérale. Il faut mettre en place une formule souple pour permettre de comprendre ce qu’est le travail en cabinet.


Dr Pierre Monod développe le problème de la féminisation de la profession : les femmes sont plus résistante à l’installation en libéral ce qui est normal. 50 % des femmes en médecine générale partent à l’hôpital. Il faut donc trouvez des solutions, comme celle du collaborateur associé.



Sylvie Charlet (Générale de Santé) présente l’installation en clinique privée qui présuppose avant tout le travail à l’acte. En fin d’études, lorsque l’on désire s’installer en clinique privée, chacun peut allez faire le tour des cliniques, étudier le budget global, voir si la clinique s’inscrit dans le projet sanitaire, s’attarder sur le fonctionnement, la structure et peut être entreprendre des remplacements.


Il faut cependant commencer à y penser à l’avance. Actuellement, nous sommes dans une phase de création de groupement de cliniques.



Edwige Conte (Conseil général de Seine et Marne) expose la prévention, les formes de médecine pouvant se rattacher aux collectivités territoriales. Le conseil général à une compétence en matière de Santé : PM (Protection Maternelle et Infantile), Santé Publique (population précaire, enfants battus...).


Les Conseil généraux sont chargés du recueil d’information en matière d’épidémiologie et des personnes âgées. Le Conseil général est un grand recruteur de médecins.


Jean François Démange (Sanofî-Aventis) présente les carrières pharmaceutiques, où plus de 400 médecins travaillent actuellement. Ces médecins se situent dans les services de développement, l’étude clinique (anciens chefs ou internes), la recherche (après un cursus universitaire), la commercialisation (médecins généraliste) et la pharmacovigilance (médecins généralistes). On peut se renseigner quant à la carrière dans l’industrie pharmaceutique sur internet.


Deux choses sont cependant obligatoires : être prêt à se déplacer (entre autre à l’étranger) et parler anglais. Les médecins travaillant dans l’industrie ont en général un grand niveau d’études, et les salaires vont de 45 à 65 k€/an. L’industrie permet un travail d’équipe, des contacts externes, et nécessite de prendre des responsabilités et des initiatives.



Le général du service de Santé des armés explique l’organisation du service de Santé des armées ainsi que les études. Le service de Santé des armées possède deux écoles (Bordeaux et Lyon). Apres le bac, l’armée recrute 150 étudiants sur 2000, les études sont les mêmes que dans le civil. Les étudiants sont répartis dans les facs pour les 1ers et 2ème cycles puis au Val de Grâce pour le troisième cycle.


Le choix de la discipline et du CHU de rattachement à l’issue des ECN (qu’ils ont passé cette année) est effectué au mérite sur une liste établie par les deux ministères (Santé et Défense) selon les besoins de l’Armée. Les internes ont la possibilité de passer le concours d’assistanat avec au moins 3 ans de pratique professionnelle, ce qui permet l’orientation vers les spécialités.


La réforme du 3ème cycle oblige les étudiants à passer les ECN alors qu’avant ils n’avaient pas à passer le CI. Les médecins du service de santé ont l’obligation de travailler 25 (études comprises) au sein du service de Santé des armées.

Médecine générale ambulatoire : nouvelles perspectives


Dr AUBERT présente la place du médecin généraliste dans la verbalisation et la nomination de la maladie. Bon nombre d’outils sont nécessaire : ses associés, la Formation Médicale Continue (FMC) et son ordinateur.


Les médecins généralistes se disent prêt à prendre des étudiants pour porter deux regards différents sur le patient. Etre médecin généraliste, ce n’est pas seulement rester dans un cabinet, beaucoup d’autre lieux peuvent les accueillir : PMI, association de FMC, médecine de réseaux, chercheur en médecine générale...)


Dr. Bernard GAVID (URML Poitou Charente - SFMG) expose l’activité de soins des médecins généralistes. Pour information, les premiers recours en médecine générale sont : HTA, examen systématique, hyperlipose, état morbide, vaccin, arthrose, rhino pharyngite, lombalgie, diabète type II.

Seuls 5 recours correspondent à des syndromes aigus ; il y a une diminution globale des soins aigus, et une augmentation proportionnelle de la surveillance des maladies chroniques, du dépistage et de la prévention.


La notion du médecin traitant correspond aux soins primaires et au dossier médical personnel. Il faut redonner sa place au médecin généraliste dans le système de soin actuel. L’offre de soins doit être modifié : disparition des cabinets individuels, et regroupements des professionnel de santé. Il doit s’opérer une mutualisation des ressources humaines, des compétences réciproques, des matériels. Le médecin généraliste doit enfin effectuer une délégation de taches.

Ajouté à tout cela, il existe des activités annexes : permanence des soins (urgentiste, régulateur, médecin pompier), ou réseaux de travail en structure.


En somme, l’image du médecin généraliste seul en cabinet doit être revue : le regroupement pour une meilleure offre est inéluctable. Le médecin généraliste aura des activités annexes, agira dans la complexité et devra privilégier la personne et son environnement.


Pr. Claude ATTALI (médecin généraliste, enseignant, chercheur à l’INSERM) définit les compétences pour la médecine générale : des compétences épidémiologiques sont nécessaires ; l’approche doit être centrée sur le patient, orientée vers l’individu, dans sa famille et sa communauté. Dans le cadre de la relation médecin patient, les SUMGA (Services Universitaires de Médecine Générale Ambulatoire) ont besoin des autres services.


Alan CHARISSOU (ISNAR-IMG) présente la filière universitaire de médecine générale. Les professeurs pourront être des médecin généraliste, c’est-à-dire des PUPA (Professeur des Universités, Praticien Ambulatoire), des praticiens qui exercent dans un SUMGA, des responsables de DES de médecine générale, des enseignant de PCEM ou DCEM, des responsable des progrès de la discipline à travers la recherche universitaire.


Il y aura remise en question quinquennale des professeurs.

Le SUMGA est un cabinet de groupe ou un groupe de cabinet.













Pendant l’externat et l’internat : LMD, 6ème semestre de médecine générale en SUMGA et thèse de qualité.

Préparer et passer l’Examen Classant National


Trois demi-journées de 3 dossiers avec 1h par dossiers

Avec des dossiers transversaux, où il faut justifier ses décisions et discuter avec le patient.

Avec des points pour la réflexion du candidat


  • Est-ce que les dossiers étaient plus longs ?


Oui, un peu : 6 à 10 questions par dossiers, avec des énoncés parfois plus longs ou denses avec des questions vastes

Le point de vue des étudiants à la sortie de l’épreuve : « c’était super long » 

Cependant, la longueur et la difficulté des dossiers est encore plus hétérogène, noircir la page est un leurre...


  • Est-ce que les dossiers étaient transversaux ?


Un peu : car il est assez difficile pour les professeurs de rédiger des dossiers très transversaux avec une correction consensuelle.


  • Est-ce que les dossiers étaient plus rédactionnels ?


Oui et non :

Oui pour les candidats, une page à noircir

Non pour les correcteurs : toujours la même utilisation de grille avec mots des clefs (ex : dossiers 7 : 7 questions avec 22 mots clefs et de 1 à 12 points par mots clefs)


Conseils :


  • S’organiser :

Sujet, thème du dossier ?

Lire les questions : classique ? Atypique ?

Lire l’énoncé une fois en entier

Se faire une impression globale : difficile ?

Faire un brouillon : permet la réflexion : écrire le diagnostic principal (étiologies, chronologie, topographie, complication, gravité) puis diagnostic secondaire, écrire le contexte (age sexe, ATCD...)

Sur la copie : Rédaction synthétique, logique, ordonné, mots clefs


  • Les examens complémentaires servent à :


  • Confirmer les diagnostics et éliminer les diagnostics différentiels

  • Explorer les étiologies


  • Ne pas négliger l’information aux patients


  • Comprendre> apprendre : pour cela avoir de bons supports de cours, aller en stages et s’y investir, aller à l’essentiel et rester pratique


  • Il ne faut pas avoir de points faibles, de lacunes, pas d’impasses


  • Réflexion>rédaction : gérer son temps, être systématiques, ne pas vouloir a tout pris remplir le cadre


Les meilleurs sont ceux qui perdent le moins de points faciles



Quels outils pédagogiques pour la préparation de l’ENC ?

Dr Esnault, Karila, Lacotte


Rappels des recommandations (paru en juin 2003) du CNCI :

Abréviation et style télégraphique sont exclus

Tester le raisonnement clinique

1 dossier = 4 à 10 questions

Le dossier comportera une histoire pathologique racontée (se mettre dans la vraie vie)


Le Dr Esnault insiste sur la nécessité de faire apparaître dans les réponses rédigées des mots clés (ils doivent sauter aux yeux des correcteurs).


Il insiste sur le fait que les réponses devront se faire dans un langage simple et compréhensif.


Questions diverses :


Que faut il apprendre comme posologie pour l’internat ?

Celles concernant des maladies graves, fréquentes, utilisées dans l’urgence.


Faut il s’entraîner sur des QCM ?

Oui c’est un bon outil de travail, permet d’activer ses connaissances.


COMMENT TRAVAILLER


  • Tous les jours pendant 2 ans


    • Il rappelle l’importance du stage le matin (bon entraînement) étant donné que les ECN sont basés sur la clinique, le raisonnement et qu’il y aura sûrement une interprétation d’ECG ou de radio.


    • Il recommande que l’après midi soit consacré au travail de fond, le soir au travail répétitif et 10 min de révision avant de dormir.


    • Il rappelle que le sommeil est important et qu’il est nécessaire de prendre des vacances (elles doivent être totales) : 2 à 3 semaines entre le D3 et le D4 et une semaine en hiver.


  • Quelques conseils :

Apprendre intelligemment (arbre, plans, couches successives, associations)

Revoir anatomie et la physiologie

Faire des synthèses de plusieurs références

Améliorer sa mémoire

Savoir se motiver


  • Internat blanc :


D3 = 1 max pour voir

D4 = 2 à 3 pour savoir



  • Apprendre une question :


Matériel : une à deux référence par question


NB : il conseille d’avoir une référence qui contient tout, un guide thérapeutique et le doroz

Travailler la question sous plusieurs angles


Avant chaque lecture d’une question se demander ce qu’il faut savoir


Il conseille pour le D3 de savoir 10 à 15 mots clés par question et pour le D4 de savoir l’essentiel et de maîtriser ce qui est rentable


  • Le travail en groupe


Très important

Permet de partager le travail

C’est une conjonction de moyens

2 à 3 max (amitié non indispensable)

Se réunir 1 à 2 fois par semaine avec un programme réaliste

Permet de préparer les conférences


REDACTION DES DOSSIERS


  • Généralités


Lire question puis l’énoncé

Apprécier le sujet, la spécialité, la longueur, la difficulté et l’originalité

S’entraîner à la rédaction pendant les 2 ans

Commencer par le plus facile


Réfléchir

Diagnostic principal ?

Etiologie ?

Facteur favorisant ?

Complication ?

Pathos associées ?


Rechercher

Mots clés

Réflexes (ex : patient qui fume : caser arrêt du tabac)


Associer

Au stage

Au malade

A la conférence


Vérifier

Fiche de synthèse

Tiroirs

Thérapeutique et exploration de la spécialité


Ne pas réciter son cours mais traiter le dossier comme si on était devant un malade, c’est un concours de futurs médecins, il faut se mettre en situation


Le fond

Juste, complet, logique

Grave, urgent, probable


La forme

Retranscrit une ambiance

Claire, lisible, pas de phrase longue


Les défauts

Récitation du cours

Oublier qu’on est devant un malade

Faire une liste de médicament (ex : si un médicament est contre indiqué, ne pas le donner)

Ne pas discuter, il faut se mouiller

Il faut sortir des artifices (Ex : parler de voies veineuse de mauvais calibre, de dispositif de recueil d’urines =trop général il faut préciser sonde urinaire, etc....)


  • Rédaction en ce qui concerne le diagnostic :


    • Ne pas mettre le nom et c’est tout.

    • Quel est le diagnostic principal ? Préciser les étiologies la gravité les complications, la chronologie, la topographie.

    • Quels sont les diagnostics secondaires ? Terrain, contexte


 

Infarctus du myocarde (justifier)

Territoire antérieur (justifier)

Vu à la 6ème heure

Secondaire à l’athérosclérose

Non compliqué

Chez un homme de 75 ans sans antécédent


  • Rédaction en ce qui concerne les exams complémentaires :


  • Confirme le diagnostic principal et secondaire

  • Elimine diagnostic différentiel

  • Bilan étiologique

  • Dépistage des complications

  • Préthérapeutique


Il faut les classer par urgences et par thème (biologie, imagerie)


  • Rédaction en ce qui concerne les traitements :


Ordre

      • Traitement curatif

      • Traitement étiologique

      • Traitement des complications

      • Traitement des symptômes

      • Traitement préventif des complications

      • Décubitus


  • En ce qui concerne la surveillance :


L’ordonner par thème fréquence syndrome

Evalue l’efficacité du traitement, la tolérance, la survenue de complication, préciser sa fréquence


LES SUPPORTS DE TRAVAIL


Objectifs : Avoir une information exacte, consensuelle, à jour des avancées scientifiques, didactiques, hiérarchisant les priorités.


Le Problème : L’offre de référence est de qualité inégale, pléthorique et onéreuse


Les offres  :


  • Les Polys de facs dont la qualité est inégale suivant la faculté

  • Les polys d’éditeurs, de conférences

  • Les traités

  • Les monographies

  • Les conférences de consensus : réunion d’expert autour d’un thème précis dont le but est de répondre à des questions précises

Il repose sur des preuves scientifiques.

Site : www.anaes.org : répertorie toutes les conférences de consensus

  • Les ouvrages de références : rédigées par des collèges d’enseignants (ex : PILLY, COFER…)


Que choisir ?

Pour l’apprentissage : polys, traités

Pour le perfectionnement : Conférences de consensus, ouvrages de références

Démographie, installation, contrats, aides et moyens


Jean-Marc Chabot (Observatoire National de la Démographie des Professions de Santé, ONDPS)


  • Problème du numerus clausus et des départs à la retraite des médecins

  • Le NC est détermination empirique du nombre de médecins

  • NC institué en 1971 pour résoudre les problèmes de capacités d’accueil des facs et utilisé en 1978 dans une perspective de régulation


Passerelles inter spécialités


  • Politique de régulation à l’installation

  • Trop d’incitatif ne serait-il pas coercitif ?

  • On ne pourra pas couper à une politique de régulation de l’installation

  • Coopération interprofessionnelle difficile


Jean-Pierre Robelet (URCAM Poitou-Charentes, membre ONDPS)


Les nouvelles aspirations des jeunes médecins sont la rémunération, la proximité d’autres intervenants, la possibilité de formation, et l’accueil de la famille


L’incitation passe par la connaissance partagée, une aide au choix du lieu d’installation, des services autres que la rémunération.


Les moyens

Etudes préalables à l’installation

Prime à l’installation

Rémunération forfaitaire annuelle

Aide pour les aides particulières

Aide au regroupement

Remplacements facilités

Services contre l’isolement de la profession

Conditions d’accueil local

Contrats médecin libéral/établissement privé obligatoire – code déontologie – ARH

Cabinets mobiles


Trop peu de thèses en MG envisagent réellement de s’installer, le statut d’assistant collaborateur doit se développer et aboutir.

Examen Classant National : comment l’enseignant conçoit et rédige les épreuves de dossier, à partir d’exemples concrets


Pr. Carette, rédactrice de dossiers


Quand les enseignants rédigent :


  • Ils suivent les recommandations légales (CNCI)

  • Le sujet doit être dans le programme du 2ème cycle (BO n°31 du 30/08/ 01)

  • L’enseignant qui rédige doit fournir des objectifs pour son dossier et donner le nombre de questions

  • Le but des dossiers est de tester les aptitudes à raisonner (pas de réponses binaires vrai ou faux), à utiliser des connaissances en même temps que l’on teste les connaissances elles- mêmes

  • La complexité doit être du niveau des étudiants du deuxième cycle (cas usuel)

  • Les cas cliniques doivent être crédibles

  • Il est indispensable de se baser sur le dossier réel d’un patient

  • Le dossier doit être réel dans sa présentation : commence par l’histoire actuelle justifiant la consultation ou l’hospitalisation, la chronologie doit être réelle (on ne commence pas par les antécédents qui seront recherchés en fonction de l’épisode actuel)

  • La description du cas doit être la plus claire possible et donner les informations cliniques suffisantes, préciser le contexte, donner les informations négatives, mais la description ne comprendra pas des éléments donnant immédiatement le diagnostic.

  • Les informations données ne doivent pas être prédigérées (Ex : On donne Hb à 5g /dl et non le patient es anémique à 5g/dl)

  • Les informations données doivent soulever des hypothèses directement en rapport avec le cas.

  • On limitera les hypothèses à celles qui sont rencontrées en pratique

  • La présentation du dossier pourra se faire de manière évolutive, introduisant de nouvelles données cliniques ou biologiques

  • La difficulté : ne pas donner la réponse directe aux questions précédentes.

  • Les questions : environs 4 à 10 (Abordent : la démarche diagnostic, les connaissances physiopathologiques, l’attitude thérapeutique, etc.)

  • Les questions centrées sur l’hypothèse diagnostique, suscite des réponses non contestables. (Ex de réponses contestables : Femme âgée avec douleur, cliché centré sur le rachis qui montre une déminéralisation et une vertèbre borgne. Le diagnostic attendu est métastase de cancer et le moyen diagnostic est la biopsie osseuse. La réponse erronée est le myélome.)

  • Elles doivent être validés par d’autres collègues

  • Donnent une grille chiffrée

  • Le travail de groupe est important

  • A saint Antoine, les dossiers sont rédigés dans un lieu clos par deux groupes de 6 enseignants. Une demi journée avec rédaction de 12 dossiers.

  • Le travail initiale se fait par groupe de 2 enseignants complémentaires ou non.

  • Revue du cas par l’ensemble du groupe initialement sans les réponses aux questions, éliminer les questions hyperspécialisations.

Vous trouverez ci-joint le compte rendu du 2e forum des étudiants en médecine, bon download.