DCEM 4 redoublants : polémique et discussions
Le quotidien "le Parisien" se fait aujourd’hui l’écho des DCEM 4 redoublants. Néanmoins, cette article frôle la désinformation, les éléments incorrectes sont nombreux. En effet, l’article fait état de 317 postes alors que le journal officiel annonce 357 postes, ce qui représente une erreur de plus de 10 %. L’article fait aussi état d’une annonce de 800 postes pour les redoublants de spécialités faites en décembre par le ministère de la santé. Cette annonce de 700 à 800 postes en plus est survenu en mars, et regroupaient des postes des spécialités et de médecine générale, en effet les internes de médecine générale. Cette augmentation visait à mettre autant de postes médecine générale et autres spécialités que d’étudiants en DCEM 4. Pour la raisons suivante, en effet, nous avions évoqué à la comission nationale des études médicales, qu’il y avait 4 400 étudiants en DCEM 4 et non 3600 comme l’aurait voulu le numerus clausus de 1998. De plus, l’article stipule aussi que le numerus clausus de la génération des doublants étaient de 3600 et qu’auourd’hui il est de 7200, la réponse est naturellement 5 600 ce qui représente une erreur de pratiquement 20 %. De plus, on pouvait croire que les étudiants sentent une perte de chance par rapport aux candidats aux ECN dont la génération ne présentait que 119 places en plus aux concours de PCEM 1... Il ne faut donc pas tout mélanger.
Le conseiller au ministère de la santé a confirmé que l’arrêté n’était plus modifiable, mais dit réfléchir à des dispositions transitoires pour éviter cette génération de l’entre deux. Nous avons évoqué avec lui, la possibilité de permettre aux résidants issus du dernier concours d’internat de valider le DES de médecine générale, au même titre que les candidats aux ECN. Ainsi, les étudiants pourraient s’inscrire en diplômes d’études spécialisées complémentaires :
- les DESC de type 1 permettent de compléter sa spécialité
- les DESC de type 2 se substituent au DES d’origine et on change ainsi de spécialités.
Les DESC sont donc une possibilité de passerelles. En effet, il peut apparaître anormal que des étudiants qui aient effectué le même nombre de semestres de stage et la même maquette, ne valident pas le même diplôme et donc n’aient pas les mêmes possibilités de reconversion. De plus, cette disposition transitoire, s’il était prise, devrait s’accompagner du développement de l’offre des DESC accessibles aux détenteurs du DES de médecine générale.
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