4. Prévention et traitement

IV. Prévention et traitement

Trois moyens de réponse à une pandémie grippale existent : les antiviraux, les masques de protection et les vaccins.

1. Les Antiviraux

Les virus H1N1 actuels sont sensibles aux inhibiteurs de la neuraminidase, tels que l’oseltamivir (Tamiflu ®) et le zanamivir (Relenza ®). Ces antiviraux doivent être pris rapidement après le début de la maladie (moins de 48 heures) et peuvent atténuer les symptômes de la grippe, raccourcir la durée de la maladie et probablement prévenir les complications.

C’est au médecin traitant de décider de la prescription de ces antiviraux aux cas qui le nécessitent en fonction du risque individuel pour le patient, afin de ne pas voir émerger de résistance. De plus, il n’est pas nécessaire de les prendre de manière prophylactique, même lorsqu’on se rend dans une zone où circule le virus.

La France dispose d’un stock de 33 millions de traitements antiviraux. Les pharmacies d’officine les délivrent, exclusivement sur prescription médicale. Ils sont remboursés par la Sécurité sociale. Les traitements pédiatriques (enfant de plus de un an) sont, eux, distribués par les pharmacies des hôpitaux.

A noter que l’agence européenne du médicament (European Medicines Agency) a rendu, le 8 mai 2009, un avis favorable concernant l’utilisation de l’antiviral Tamiflu® (oseltamivir) pour le traitement des enfants de moins de 1 an et des femmes enceintes en cas de pandémie déclarée par l’OMS (phase 6).

2. Les masques de protection

Il en existe deux catégories : d’une part, les masques de protection respiratoire de type FFP2 pour les professionnels de santé, destinés à protéger celui qui le porte contre l’inhalation d’agents infectieux, et, d’autre part, des masques anti-projections dits « chirurgicaux » destinés à être portés par les malades pour protéger leur entourage. Ces derniers sont distribués gratuitement et sur prescription médicale par les pharmacies d’officine.

Masques de protection respiratoire de type FFP2

3. Le Vaccin

Le vaccin reste le meilleur moyen de prévention contre la grippe. Mais sa mise au point répond à un processus de production long (entre 4 et 6 mois sans tenir compte des essais cliniques) et complexe.

L’OMS a déterminé, le 26 mai, la souche de référence « A/California/07/2009 (H1N1) v » du virus. Cette souche a été transformée pour devenir moins pathogène pour l’homme et adaptée, afin d’être multipliée dans les laboratoires qui en ont fait la demande, en grande quantité. A ce jour, l’OMS dispose de plusieurs modèles de vaccins mis au point par différents fabricants. Les essais cliniques en cours donneront des renseignements importants : nombre de doses nécessaires pour être immunisé, quantité de principe actif (l’antigène) à mettre dans chaque dose vaccinale.

Bien que les laboratoires annoncent les premiers vaccins pour septembre, leur mise à disposition dépendra des Autorisations de Mises sur le Marché (AMM) en fonction des essais cliniques en cours. Les démarches d’AMM sont menées selon des procédures accélérées, qui ne compromettent, selon les données recueillies auprès de l’OMS, ni la qualité, ni l’innocuité du vaccin.

Il sera sans doute nécessaire d’injecter 2 doses de vaccin à 3-4 semaines d’intervalle. De plus, la vaccination ne sera pas recommandée aux enfants de moins de 6 mois. Les personnes avec des réactions allergiques graves aux protéines de l’œuf ou aux composants des vaccins ne devront pas être vaccinées avant d’en avoir discuté avec leur médecin traitant.

A noter, qu’il est peu probable que la production du vaccin contre la grippe saisonnière 2009-2010, pratiquement achevée dans l’hémisphère nord, ait une incidence sur la production du vaccin contre la grippe pandémique. Le groupe consultatif de l´OMS n’a donc pas considéré qu’il était nécessaire de recommander de « passer » de la production du vaccin saisonnier à la production du vaccin pandémique.

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