Les premières associations d’étudiants en médecine furent celles de PARIS et de MONTPELLIER. Leur existence remonte aux alentours de 1910 ; leur principale objet était de fournir une aide matérielle aux étudiants, elles constituaient en fait des clubs à caractère folklorique.

Après la guerre en 1947 fut créée la Fédération des Etudiants en Médecine de France, qui était un office technique de l’Union Nationale des Étudiants de France (U.N.E.F.), seul syndicat à cette époque.

Cette appartenance étroite à un syndicat étudiant gênait énormément les étudiants en médecine qui réclamaient une TOTALE INDEPENDANCE EN CE QUI CONCERNAIT LEURS PROBLEMES PROFESIONNELS. Ceci aboutit en 1957 à une crise où la majorité des associations d’étudiants en médecine voulut quitter l’U.N.E.F. et fonder une fédération indépendante. Cette tentative échoua et la fédération devenue Fédération Nationale des Etudiants en Médecine de France (F.N.E.M.F.) resta office technique de l’U.N.E.F. (encore "majo" à cette époque).

Aux alentours de 1958, les remous de la vie politique française se répercutèrent sur les syndicats étudiants et devant l’orientation résolument politique de l’U.N.E.F. où les "minos" venaient de prendre le pouvoir. La majorité des associations d’étudiants en médecine, moins Paris (AGEMP) quittèrent l’U.N.E.F. et fondèrent l’Union Nationale des Etudiants en Médecine de France (U.N.E.M.F.). Certaines de ces associations devaient contribuer à la création de la F.N.E.F. (Fédération Nationale des Etudiants de France) deuxième syndicat étudiant auquel l’U.N.E.M.F. adhéra en tant qu’office technique.

Donc en 1963 la situation était la suivante : environ 50% des étudiants étaient représentés par l’UNEMF et 50% par la FNEMF, cette dernière dominée par l’AGEMP. Cette situation aboutissait en fait à une paralysie totale de l’action revendicative sur le plan internationale, car les deux associations rivales siégeaient à l’I.F.M.S.A.

En 1964, les "minos" sont battus aux élections de l’A.G.E.M.P et remplacés par la tendance libérale, dite "majo". Il fallut attendre que l’U.N.M..F. quitte la F.N.E.F. (début 1965) pour que l’U.N.E.M.F. et l’A.G.E.M.P. se rencontrent afin de fonder en Novembre 1965 une nouvelle association, l’Association Nationale des Etudiants en Médecine de France (A.N.E.M.F.), totalement indépendante de l’U.N.E.F. et de la F.N.E.F.

Pendant les deux années suivantes l’A.N.E.M.F. s’attache à étudier les problèmes posés par l’enseignement médical, les différents bureaux présidés par Bernard BROS participant à différents débats tant au niveau local qu’au niveau national, européen et international.

La reconnaissance de la représentativité de l’A.N.E.M.F. aboutit à son élection au bureau de l’I.F.M.S.A. en 1966.

Elle obtient l’adhésion successive des associations d’étudiants en Médecine de LILLE et ANGERS (Novembre 66), DIJON (Avril 67) et NANCY (Décembre 67).

Tout en défendant les intérêts immédiats des Etudiants en Médecine elle ouvre et prépare les dossiers sur l’enseignement Médical qui seront au centre des mouvements de MAI 1968.

C’est ainsi que les Etudiants en Médecine obtiennent le statut de l’Elève Assistant préparé par l’A.N.E.M.F.

Elle décide de participer aux élections dans les nouvelles structures de l’Université concédées par la Loi Edgar FAURE. Elle y obtient des résultats à la hauteur de sa représentativité, malgré les tentatives de divisions provoquées par le mode de scrutin.

Elle enregistre en Avril 1971 l’adhésion de l’association de ROUEN et en Novembre 1971 celle de l’Association de GRENOBLE.

Aujourd'hui, 40 ans après sa naissance, l'Anemf regroupe la totalité des associations locales d'étudiants en médecine. Elle est donc la seule organisation représentative des 87 000 étudiants en médecine français.

SOURCES : PV du XVIIème Congrès de l’ANEMF (Novembre 1980)