A l’heure où le rapport sur la première année des études de Santé est rendu publique, l’ANEMF (association Nationale des étudiants en médecine de France, membre de la FAGE) tire la sonnette d’alarme : " Les amphithéâtres arrivent à saturation !!! "

La première année des études de Santé (PAES) verrait arriver dans les amphithéâtres des facultés, un afflux massif de 150 000 étudiants contre 25 000 étudiants en première année de médecine actuellement. Il est important de noter que de nombreuses facultés (comme Poitiers, Besançon, Saint-Etienne…) attendent d’être reconstruites afin de faire face aux besoins pédagogiques. Faute de moyens, les étudiants regardent désespérément les terrains qui accueilleront leurs futures facultés sur lesquels ni grues, ni premières pierres ne semblent arriver. La faculté de Lille Etat, inaugurée en 1995, arrive déjà à saturation. Les systèmes de vidéoconférence apparaissent déjà dans les amphithéâtres de première année des études médicales, en dépit d’une approche pédagogique humaine. En conséquence, la PAES ne pourrait être mise en place qu’à grand renfort de moyens financiers.

Une des façons de pallier cet état de fait économique serait de mettre en place progressivement la PAES. Les futures sages-femmes et les futurs masseurs-kinésithérapeutes ont déjà eu à faire à la PCEM1 sans aucune adaptation pédagogique. Une mise en place progressive pourrait remettre en cause un principe fondamental de la PAES : l’adaptation des programmes pour les différentes filières.

Ce dimanche 28 septembre, l’ANEMF se réunit en conseil d’administration. Les administrateurs de l’ANEMF seront appelés à se prononcer concrètement concernant ce projet. Affaire à suivre…