L’association nationale des étudiants en médecine de France (ANEMF), membre de la FAGE, se félicite de la position prise par le ministre de la Santé Jean-François Mattéi à l’encontre de l’allongement de l’internat demandé par les " chefs " parisiens. Il a rappelé entre autres que l’internat sert à la formation des futurs médecins et non au fonctionnement des services, et qu’un allongement de l’internat n’est envisageable que si des motivations pédagogiques le suggèrent, après concertation des personnes visées (les internes), et non de façon systématique. Nous espérons que les pétitionnaires, destinataires de cette lettre, et pour la plupart pourtant enseignants, en prendront bonne note.

Cependant, l’ANEMF et les étudiants sont exaspérés de la lenteur de l’organisation de l’examen national classant (ENC), qui se tiendra en juin 2004.

La semaine dernière, une envie grandissante de mouvement national s’est fait sentir chez les étudiants. Devant la crise, le rendez-vous de l’ANEMF avec les conseillers des ministères de la Santé et de l’Education Nationale a été avancé. Malheureusement, il est resté peu fructueux, n’apportant pas de réponse aux besoins immédiats des étudiants en médecine.

Cette absence de réels avancements dans la mise en place de l’ENC conduit l’ANEMF à se poser la question d’une mobilisation générale que de nombreux étudiants ont d’ores et déjà suggérée. Une assemblée générale extraordinaire sera donc convoquée pour le week-end des 13 et 14 décembre ; son ordre du jour dépendra pleinement des évolutions du dossier, que l’ANEMF espère déterminantes d’ici-là.

L’ANEMF aurait souhaité et souhaite encore pouvoir continuer les négociations sans verser dans la facilité de la démonstration de force. Mais les étudiants en médecine attendent aujourd’hui un signe fort à leur égard ; s’ils ne le reçoivent pas dans les meilleurs délais, ils risquent d’y recourir.