L’association nationale des étudiants en médecine de France (ANEMF), membre de la FAGE, a toujours soutenu le projet d’harmonisation européenne. L’essence même de ce projet est de favoriser la mobilité européenne des étudiants. A l’heure où les progrès dans le domaine médical deviennent colossaux et que la médecine progresse à pas de géant, le cursus médical doit s’ouvrir à l’international, les étudiants doivent dépasser les frontières.

Le LMD permet aussi à l’étudiant de construire son cursus. Les étudiants en médecine favorisent et veulent sauvegarder une culture médicale commune à tous nos médecins de demain, mais désirent aussi dans des limites raisonnables s’ouvrir à d’autres filières, afin de personnaliser leurs profils de carrière. La réforme LMD peut également permettre les passerelles entre filières ; on peut penser naturellement aux passerelles vers les filières du monde de la santé, qui par ailleurs devraient toutes être intégrées à l’université.

La réforme LMD permet également de faire une part belle à l’enseignement pratique. Les études médicales sont basées sur le principe d’une formation proche de la pratique clinique. Les étudiants en médecine attendent de la réforme LMD, une meilleure reconnaissance du temps de formation passé au lit du patient.

La réforme LMD permet d’augmenter l’attractivité des domaines de la Recherche. Sans la Recherche, la médecine n’est rien, la Recherche sans étudiants et sans futurs chercheurs seraient dans l’impasse. La Santé, aujourd’hui, manque cruellement de chercheurs.

Il faut préserver la réforme LMD et prôner une intégration plus flagrante de la filière médicale à cette innovation qui serait un pas en avant vers " le dégraissage de Mammouth ". Les discours sur l’augmentation des droits d’inscription, et la disparition des sessions de rattrapage n’ont pas lieu d’être.

Les étudiants en médecine veulent voir le LMD s’appliquer et leurs représentants se feront l’écho de leurs remarques afin de réussir la mise en place de cette réforme qui, au demeurant, ne modifiera pas substantiellement le cursus médical. Même avec le LMD, les médecins de demain seront formés à " l’art du soin et au savoir être médecin ".