Le contexte

Les facultés de Clermont-Ferrand, de Grenoble, de Lyon-Sud, de Lyon-Est et de Saint-Etienne organisaient aujourd’hui une épreuve blanche inter-régionale pour les étudiants de DFASM 3. A moins de 3 semaines de la première session nationale, cet essai devait permettre au CNG, organisateur des épreuves, de tester en condition réelle la plate-forme IPOMEN sur laquelle les étudiants composeront pour les ECNi.

Contrairement à ce que chacun espérait, les épreuves d’aujourd’hui se sont extrêmement mal déroulées : déconnexions intermittentes et parfois définitives, retards, DCP impraticables, … Parce que les rumeurs ne manqueront pas de circuler rapidement, l’ANEMF vous propose, par cet article, un état des lieux complet de la situation : que s’est-il passé ? quelles leçons en tirent le CNG ? que pouvons-nous attendre pour les épreuves de décembre ?

Que s'est-il passé ?

Les épreuves, prévues pour démarrer à 13h30, n’ont finalement pu débuter qu’à 14h30. En cause, une récupération tardive des identifiants de connexion et une lenteur extrême du serveur qui a fait durer chaque étape du processus :

  • l’ouverture des sujets par le CNG.
  • le téléchargement des sujets dans chaque faculté des épreuves.
  • la récupération des identifiants et la connexion à la plateforme d'examen.

Pour rappel, dans le cadre des épreuves nationales, la récupération des identifiants se fera à partir du lundi 23 novembre sur Céline, et une période de démarrage technique est prévue le lundi 7 décembre pour tester la connexion de chacun. De la même façon, les dossiers seront téléchargés sur les tablettes avant l'examen : ces deux étapes ne poseront, à priori, pas de problème le jour J. 
Lorsque les DCP se sont affichés sur les tablettes, les étudiants ont découvert un sujet sans énoncé, uniquement composé d’items. La première épreuve a donc été annulée. 

La seconde épreuve, celle des questions isolées, s’est correctement affichée. Mais là encore, c’est la lenteur du serveur qui a posé problème :  les étudiants ont subi des déconnexions massives, et ont parfois eu les plus grandes difficultés à se reconnecter. En fin d’épreuve, le système n’a pas supporté les soumissions simultanées : un certain nombre d’étudiants n’ont pas pu correctement valider leur sujet.

Quelles raisons avance le CNG ?

Contacté par l’ANEMF, le CNG a avancé plusieurs éléments pour expliquer les ratés multiples de l’épreuve d’aujourd’hui. Le contexte particulier de cette épreuve inter-facultaire organisée avec IPOMEN (normalement uniquement utilisé pour les examens nationaux) n’est pas anodin.

La disparation des énoncés sur l’épreuve des DCP serait ainsi due à un défaut de compatibilité entre SIDES et IPOMEN. Les sujets ayant initialement été rédigés sur SIDES, ils ont été transférés à la main sur la plateforme IPOMEN : dans l’opération, les énoncés ont disparu. Un tel bug ne pourra en théorie pas survenir le jour J : les sujets nationaux sont en effet rédigés sur une plateforme compatible avec IPOMEN.

La lenteur des serveurs, responsable des retards et des déconnexions, serait quant à elle due à une insuffisance de la capacité des machines disponibles pour ces épreuves. Sur l’ensemble des serveurs prévus par le CNG pour les épreuves nationales, un seul avait été activé pour ces épreuves. Il a très mal supporté les plus de 1000 connexions simultanées.

A quoi s'attendre pour décembre ?

A moins de 3 semaines des épreuves-tests de décembre, les nombreux dysfonctionnements rencontrés aujourd’hui par les étudiants qui ont participé à l’essai sont inquiétants. Au-delà des défauts dus à la situation particulière de cette épreuve interfacultaire, la lenteur des serveurs et de l’application pose question.

L’ANEMF s’est entretenue en fin d’après-midi avec le CNG, et a demandé expressément aux équipes organisatrices :

  • de prévoir une vérification systématique des sujets avant les épreuves, afin de s’assurer qu’ils soient complets et lisibles sur la plateforme.
  • d’augmenter le nombre de serveurs disponible au-delà des besoins réels, pour garantir aux étudiants une fluidité d’utilisation tout au long de l’épreuve.

Des rencontres sont prévues la semaine prochaine avec le CNG et les ministères de tutelle pour faire le point sur la situation avant les épreuves de décembre. Les dysfonctionnements survenus aujourd’hui sont, pour les étudiants, une source d’inquiétude et d’irritation : ils doivent aboutir à des actions rapides du CNG. Les épreuves-tests de décembre ne peuvent pas être une redite du fiasco d’aujourd’hui : les étudiants, épuisés par une réforme mise en oeuvre dans la douleur, ne l’accepteront pas.

 

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