Paris, le 15/05/2014

Le 11 mars 2014 paraissait au journal officiel de la République un décret indemnisant les déplacements des étudiants en médecine dans le cadre de leurs stages hospitaliers. Cette parution intervient après plusieurs années de négociations entre l’Association Nationale des Étudiants en Médecine de France et ses instances de tutelle.

Malgré une avancée plébiscitée par les étudiants en médecine depuis plusieurs années, et rendue possible par le travail de concert de l’ANEMF et de la ministre des affaires sociales et de la santé, Marisol Touraine, l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (AP-HP) botte en touche et refuse d’appliquer ce texte, pourtant essentiel pour les stagiaires.

À l’heure où les critiques s’amplifient sur le désintéressement des jeunes professionnels vis à vis du milieu ambulatoire, ce dispositif a pour objectif de désenclaver les stages hors des Centres Hospitaliers Universitaires (CHU) afin de faciliter la découverte de ces terrains méconnus par les étudiants. Le constat d’une démographie médicale sur une pente descendante n’étant plus à démontrer, il semble difficile de voir certains services publics s’affranchir de mesures incitatives permettant à long terme d’améliorer l’accès aux soins d’une population aux besoins grandissants.  

Les étudiants hospitaliers en médecine étant rémunérés moins d’un euro de l’heure, cette indemnité est aujourd’hui indispensable pour compenser un salaire qui ne leur permet même pas de prendre en charge le transport vers ces terrains de stage. Il ne s’agit donc pas d’un luxe mais du nécessaire pour assurer une égalité des chances au cours des études médicales.

Par ailleurs, cette indemnité est nécessaire notamment pour permettre aux étudiants d’effectuer le stage en médecine générale, obligatoire dans leur cursus depuis 1997. 

À l’heure où seulement 64% des étudiants accèdent à ces stages à l’échelle nationale, et péniblement 35% au niveau de Paris et sa périphérie, cette mesure ne doit pas être laissée pour compte. Alors qu’aujourd’hui, ce stage devrait être un droit pour tous, les étudiants tiennent à rappeler à l’AP-HP qu’elle n’est pas une administration autonome, et que la loi française la concerne également.

Financés par le biais des enveloppes ministérielles “MIGAC”, les hôpitaux n’investissent pas de leurs fonds propres pour alimenter cette indemnité mais ne font que reverser une subvention qu’ils ont déjà touchée. Les étudiants souhaiteraient que ce montant ne serve pas à renflouer les dettes d’une administration déficitaire mais bien à permettre d’assurer une formation de qualité aux soignants de demain.

Les étudiants en médecine parisiens et l’Association Nationale des Étudiants en Médecine de France font appel à Monsieur Martin Hirsch, directeur général de l’AP-HP afin de régulariser au plus tôt une situation ubuesque et une flagrante négligence des jeunes en formation.

 

Pour le collectif des représentants élus des étudiants en médecine d’Ile de France,

  • Antoine Gallet, président de l’Amicale Médecine Paris Cordeliers
  • Erwan Vo Quang, président de l’Organisation des Karabins de Bicêtre 
  • Elie Mosnino, président de la Tribu des Etudiants en Médecine de Paris Ouest
  • Guilhem Travers, président de la Corporation des Etudiants en Médecine de Paris 6
  • Anthony Devoucoux, président de l’Association des Etudiants en Médecine Cristoliens

Contacts presse :

Pierre Hamann
Étudiant en 4ème année de Médecine à l’Université de Paris Sud
06 61 66 61 98
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Yoann Conan
Secrétaire Général de l’ANEMF
06 50 35 92 60
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