Paris, le 20/06/14

Marisol Touraine a présenté hier matin les grandes orientations du projet de loi de santé, premier volet de la Stratégie Nationale de Santé. Les priorités affichées telles que l'organisation territoriale du système de santé, la prévention et la formation des futurs soignants sont au coeur des préoccupations des étudiants en médecine de France.

Ce texte visant à améliorer l'offre de soins propose une solution de proximité et une meilleure organisation du parcours de soins. Pour lutter contre les inégalités d'accès au soins, les étudiants en médecine souhaitent que soit développée l'articulation entre les infrastructures médicales classiques et les modalités innovantes mais sous-utilisées comme la télémedecine ou la médecine délocalisée. Cette articulation devra permettre une meilleure coordination des professionnels de santé au sein d'un bassin de santé. Soucieux des besoins en santé des citoyens, l'ANEMF fait une proposition pragmatique : les Pôles InterCommunaux de Santé. Il est aujourd'hui temps de sortir de l'incantation et de passer à l'action.

La loi de santé prévoit la mise en place de parcours éducatifs en santé, de la maternelle au lycée, replaçant la prévention auprès des jeunes comme priorité du gouvernement. Cependant, les étudiants regrettent que ces dispositifs n'anticipent pas la transition vers le supérieur. Ils souhaitent donc une meilleure coordination de la politique de prévention qui leur est adressée, en replaçant cette mission au sein des centres de santé universitaires et des services de médecine préventive et de promotion de la santé, en lien avec le réseau des oeuvres universitaires et scolaires.

Cette loi fait le choix d'un système qui anticipe plus et réagit moins. Cette stratégie, les associations d'étudiants en médecine la mettent en oeuvre sur les campus depuis près de 15 ans. Chaque jour, elles participent et organisent des projets pour promouvoir la santé, les parcours de soins et les bonnes pratiques sanitaires. Des séances d'éducation à la sexualité dans les collèges et lycées à la prévention des maladies sexuellement transmissibles en passant par l'Hôpital des Nounours. L'ANEMF demande aujourd'hui à la Ministre de reconnaître et de valoriser ce type d'initiatives comme partie prenante d'une stratégie globale de promotion de la santé.

La refonte du système de soins ne pourra être portée sans réforme de la formation. Le projet d'une licence santé présenté par Geneviève Fioraso est un chantier d'ampleur. Parce que les réformes se sont succédées sans jamais répondre à leurs objectifs, les étudiants en médecine ne pourront ici se contenter d'un ajustement à la marge. Ils demandent aujourd'hui une réforme globale, de la PACES au 3ème cycle. L'ANEMF portera l'exigence d'une formation interdisciplinaire et progressive, structurée pour permettre une professionnalisation précoce du futur praticien. Les étudiants en médecine porteront leurs aspirations pour demain en pleine conscience de leurs acquis.

Les étudiants en médecine saluent une réforme prometteuse du système de soins : ils demanderont qu'elle soit appuyée par une formation en santé adaptée. Au-delà des orientations présentées aujourd'hui, l'ANEMF attend désormais des garanties de moyens.

Pour l'ANEMF,
Sébastien FOUCHER, Président

Contacts presse :
Sébastien FOUCHER - Président de l'ANEMF
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Communiqué de presse : Loi de santé