Paris, le 29/10/2014

Depuis plus de 10 ans, l’Université Numérique Francophone des Sciences de la Santé et du Sport (UNF3S) est l’une des références de l’enseignement numérique en santé. Son financement basé sur la participation conjointe des Universités et du Ministère de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (MENESR) est aujourd’hui remis en cause par certaines Universités qui pourraient acter leur desadhésion dans les semaines à venir.

A l’heure où l’exercice médical est en pleine transformation et alors que les usages connectés seront au coeur de la pratique de demain, les étudiants en médecine s’impatientent de voir la révolution numérique arriver jusque dans leurs facultés. Les initiatives récentes portées par l’UNF3S ont montré que la stratégie de mutualisation était la seule garante d’une politique numérique efficiente, et ce malgré un contexte économique fortement contraint.
La mise en place de l’Examen Classant National informatisé (ECNi) en juin 2016 en est l’exemple le plus parfait : la réforme de l’ECN, unanimement réclamée par les étudiants en médecine, a été rendue possible grâce aux outils numériques. En élaborant la plateforme SIDES (Système informatisé distribué d’évaluation en Santé) de préparation aux ECNi, l’UNF3S a fait la preuve de sa légitimité.

L’ANEMF déplore que la priorité numérique, caractérisée par l’activité de l’UNF3S, soit aujourd’hui remise en cause par certains des acteurs de la formation médicale. En prenant la décision de ne pas renouveler son adhésion à l’UNF3S contre l’avis de ses étudiants, l’université Paul Sabatier de Toulouse a fait le choix d’une économie délétère pour la qualité des formations. Ce faisant, elle acte son désengagement dans un projet collectif dont la pertinence et l’efficacité ne sauraient être remises en cause. Dans une situation budgétaire qui contraint les Universités à faire des choix, l’ANEMF appelle chacun à la responsabilité. La brèche ouverte par l’Université Paul Sabatier doit être immédiatement refermée : la procédure de désadhésion doit être reconsidérée et les engagements de tous réaffirmés.

Alors que Geneviève Fioraso a fait de la révolution numérique une priorité, l’ANEMF déplore la posture de ceux qui font l’éloge du numérique sans lui donner les moyens d’exister. Les étudiants en médecine demandent à la Secrétaire d’Etat en charge de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche de prendre toutes les dispositions pour donner à chacun les moyens de tenir ses engagements. A 18 mois des premiers ECN informatisés, l’ANEMF appelle les universités à l’unité autour de l’UNF3S, dans l’objectif commun du développement de la pédagogie numérique.

Pour l’ANEMF, Sébastien FOUCHER, Président

Contact presse :

Sébastien FOUCHER, Président de l’ANEMF,
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Rodolphe PELLET, Vice-Président en charge des Etudes Médicales l’ANEMF,
06 74 83 81 58,
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L'enseignement numérique, une priorité abandonnée ?