Le dimanche 17 août 2014, Benoît Hamon, ex-ministre de l’Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, et Geneviève Fioraso, secrétaire d’Etat chargée de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, ont annoncé dans un communiqué de presse la revalorisation des bourses de 0,7%, soit un taux supérieur à l’inflation (0,5%). 

Le mercredi suivant, cette annonce prend effet avec la parution de l’arrêté relatif aux taux des bourses d’enseignement supérieur.

Cette action s’inscrit dans le cadre de la refonte du système de bourses, amorcée en 2013 par l’investissement de 118 millions d’euros, puis en juillet 2014 par l’injection de 84 millions d’euros supplémentaires en faveur du système des aides directes du CROUS.

 

Autre poursuite de réforme à la rentrée 2014-2015: l’échelon 0 bis (bourse de 1000 €/an), créé en septembre 2013 et touchant environ 55 000 étudiants au moment de sa sortie, se verra attribué à 77 500 étudiants supplémentaires qui étaient jusque-là bénéficiaires de l’échelon 0 (exonéré des frais d’inscription et de la cotisation à la sécurité sociale étudiante, mais ne touchant pas d’aides financières). De même, des financements concernant l’échelon 7 vont permettre à plus de 30 000 étudiants de percevoir une bourse d'un montant annuel de 5 539 €.

Enfin, l’Etat a permis le financement de 1000 nouvelles allocations annuelles dans le cadre du Fonds National d'Aide d'Urgence (FNAU) pour les étudiants en situation d'autonomie avérée.

 

Concernant le logement et partant du constat que celui-ci est essentiel à la réussite des étudiants et à la démocratisation de l’enseignement supérieur, le Gouvernement a annoncé en mai 2013 le “plan 40 000”. Il a pour objectif de construire 8000 logements par an jusqu’en 2017. La priorité est fixée sur la région Île-de-France et certaines grandes métropoles comme Bordeaux, Lyon, Grenoble, Lille et Montpellier. Cette mesure a vu le jour suite aux derniers rapports du plan Anciaux initié en 2004 qui visait à construire 5000 logements par an et réhabiliter 7000 logements déjà existants par an, mais dont les objectifs sont loin d’avoir été atteints. 

La Caution Locative Étudiante (Clé), garantie de l’Etat expérimenté en 2013 dans certaines académies s’étendra à la rentrée 2014 à tout le territoire français et d’outre-mer. Cette aide financière est destiné à tout étudiant de moins de 28 ans, et aux étudiants doctorants étrangers après 28 ans. L’Etat, via le CROUS, se porte garant de l’étudiant qui en fait la demande et permet de faciliter son accès à un logement, les bailleurs exigeant parfois une personne garante pour assurer le versement du loyer.

Cette garantie de l’Etat est accessible :

  • pour tous types de bailleurs (CROUS, HLM, particuliers, agence de location…)
  • pour tous types de logement (chambre, studio, T1, T2, T3…)
  • quel que soit le mode d’occupation (seul ou en collocation)

 

La Clé, comment ça marche ?

L’étudiant a trouvé un logement mais le propriétaire (ou le bailleur) demande un garant en cas de difficulté de versement. Si l’étudiant ne trouve pas de personne garante, il peut constituer son dossier locataire et solliciter la Clé pour la caution solidaire.

Pour cela, l’étudiant créé un compte sur le site Lokaviz et constitue un dossier Clé, dont il reçoit la notification sous 3 jours. Si son dossier est accepté, il retourne voir le propriétaire et signe une convention de garantie ainsi que le bail (contrat de location).

L’étudiant s’engage alors à cotiser 1,5% de son loyer à la Clé chaque mois, en contrepartie de la caution solidaire. Cette cotisation alimente un fonds solidaire servant à verser aux propriétaires les loyers impayés.

Si l’étudiant a un incident de paiement, le CROUS s’engage à avancer le loyer, que l’étudiant remboursera plus tard. 

 

Pour terminer, la suppression de l’aide au mérite annoncée dans une circulaire du 24 juillet 2014 suscite le débat, des étudiants ont lancé une pétition nationale contre cette suppression et ont accueilli les députés devant l’Assemblée Nationale le mardi 9 septembre pour demander leur soutien. L’économie faite sur l’aide au mérite (environ 42 millions d’euros) devrait être réinvestie dans les bourses sur critères sociaux.