Selon l’OMS, “La santé sexuelle fait partie intégrante de la santé, du bien-être et de la qualité de vie dans leur ensemble. C’est un état de bien-être physique, émotionnel, mental et social en relation avec la sexualité, et non pas simplement l’absence de maladies, de dysfonctionnements ou d’infirmités.

La santé sexuelle requiert une approche positive et respectueuse de la sexualité et des relations sexuelles, ainsi que la possibilité d’avoir des expériences sexuelles agréables et sûres, sans contrainte, discrimination et violence. Pour atteindre et maintenir un bon état de santé sexuelle, les droits sexuels de tous les individus doivent être respectés et protégés.

Beaucoup d’efforts doivent encore être consentis afin de s’assurer que les politiques et les pratiques de santé publique reconnaissent cet état de fait et en tiennent compte.

Les étudiants en médecine s’investissent dans ce problème de santé publique, car il s’agit d’un sujet encore tabou dans notre société, et en tant que futurs professionnels de santé, ils constitueront plus tard une communauté de “confidents” de la population française.

Ce rôle de confident et de conseiller dans la santé sexuelle est une chose qui dérange encore beaucoup de médecins, comme de nombreuses enquêtes peuvent le montrer. Ainsi, une étude suisse réalisée auprès de patients masculins, montre que, si 90% des hommes estiment souhaitable d'être interrogés par leur médecin généraliste à propos de leur vie sexuelle, seuls 40% d'entre eux ont pu aborder avec lui un sujet relatif à la sexualité en général, et moins de 20 % parler du nombre ou du genre de leurs partenaires sexuel(le)s.

En prenant le problème dès le début des études, de nombreuses actions sont menées par les étudiants, en utilisant des techniques d’éducation populaire, par les pairs ou encore plus largement de techniques d’écoute à la personne.

Ces actions se centrent parfois plus sur les Infections Sexuellement Transmissibles et le VIH/SIDA, mais aussi sur la contraception, les violences faites aux femmes, les discriminations, les différentes sexualités…

Ces actions se regroupent au moment de la Journée Mondiale de lutte contre le Sida, ou encore la Saint Valentin ou le Sidaction.

Des associations organisent aussi des actions dans les collèges et lycées, afin de sensibiliser et de faciliter l’échange sur ce vaste sujet par les jeunes, tout au long de l’année.

Par leurs sensibilités de jeunes, leurs connaissances médicales sur la sexualité, ainsi que leur capacité d’écoute, les étudiants en médecine sont des acteurs privilégiés de l’amélioration de la santé sexuelle de tous dans tout ces aspects.

L’ANEMF s’engage aussi dans ce combat en étant présente au festival des Solidays en juin dans le village associatif, festival qui donne des fonds à la lutte contre le VIH et propose des stands de sensibilisation à tout ces participants.

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