Une fois diplômés, les jeunes médecins ne sont pas pour autant au bout de leur peine tant leur insertion professionnelle peut se révéler difficile. De nos jours, beaucoup de jeunes médecins souhaitant devenir praticien hospitalier titulaire attendent un poste pendant une durée pouvant aller jusqu’à trois ans.
La mesure créant un pool de praticien hospitalier remplaçant a pour objectif de palier au choc démographique du corps de PH. Le statut de PH remplaçant peut être une bonne alternative pour débuter sa carrière avec une rémunération relativement intéressante et un statut de PH rapidement acquis. Cependant, ce statut nécessite un cadrage particulier.

Ce que  la loi propose 

La création d’un pool de PH remplaçants qui serait piloté par le Centre National de Gestion (CNG) et géré par l’ARS pour répondre au besoin des hôpitaux ayant des difficultés à respecter leur tableau de service. Cette mesure se base sur la transposition du statut de médecin remplaçant qui est déjà très répandu dans le libéral mais au modèle hospitalier.


En savoir plus : article 34


Pourquoi ça coince ? 

La loi ne cadre pas la durée minimum de la mission : pour une durée inférieure à 1 mois, la mission n’a pas de sens dans la logique du parcours de soins et incite au nomadisme excessif. Une durée maximum doit aussi être fixée puisque ce statut est par définition transitoire.
De plus il faut cadrer les conditions statutaires et introduire des garanties qui permettront aux jeunes médecins de passer du poste de PH remplaçant au poste de PH titulaire tout en bénéficiant d’un avancement d’échelons.


Ce que l’ANEMF propose 

Le cadrage du statut de PH remplaçant en instaurant une durée maximale de 3 ans pour permettre au pool de se renouveler avec de nouveaux jeunes diplômés qui souhaiteraient accéder à ce statut mais aussi une durée minimale de 1 mois pour que ce poste s’intègre dans le schéma de soins hospitaliers. Ceci évitera que les praticiens de ce pool de remplacement soit amenés à se déplacer plusieurs fois dans le même mois. La rémunération doit également suivre et le jeune médecin doit bénéficier d’un avancement d’échelon avantageux  pour que lorsque qu’il entrera dans le corps des praticiens hospitaliers, il profite d’un statut confortable. De plus, les établissements accueillant des praticiens issus de ce pool de remplaçants doivent mettre à leur disposition un logement car ces derniers