2. Epidémiologie
II. Epidémiologie
Le tableau épidémiologique complet de la pandémie n’apparaît pas encore clairement. La compréhension de la maladie continue d’évoluer au rythme des nouveaux pays touchés, de la propagation qui s’étend au niveau communautaire dans les pays atteints et des échanges d’informations à l’échelle mondiale.
1. Morbidité
a. Transmission
La transmission du virus se fait principalement par voie aérienne (par la toux, l’éternuement ou les postillons) mais peut également être manu portée (transmission par les mains et les objets touchés et donc contaminés).
Pour prévenir la propagation de la maladie, il faut donc éviter tout contact avec une personne malade, se laver régulièrement les mains avec du savon ou avec une solution hydroalcoolique et se couvrir la bouche et le nez avec un mouchoir en cas de toux ou d’éternuement.
b. Nombre de cas
Le nombre de cas augmente encore sensiblement dans de nombreux pays, même ceux qui sont touchés depuis un certain temps.
Depuis le 16 juillet 2009, l’OMS recommande l’arrêt du décompte des cas individuels : avec la progression de la pandémie, il est plus facile de contrôler les tendances au niveau des populations plutôt que d’essayer de tester tous les malades. Ainsi, le bilan officiel des cas confirmés et/ou probables sous-estime largement l’ampleur de la pandémie et ne constitue plus un indicateur fiable.
Au 23 août, l’OMS dénombrait plus 209438 cas et au moins 2185 décès dans le monde. En France, au 25 août, l’Institut de Veille Sanitaire décomptait plus de 4500 cas en France métropolitaine.
c. Age médian
Dans la plupart des pays, les cas se produisent en majorité chez les jeunes, avec un âge médian signalé entre 12 et 17 ans. Selon certains rapports, les personnes devant être hospitalisées et les cas mortels seraient légèrement plus âgés.
Une étude menée par les Centers for Diseases Control (CDC) des États-Unis a montré qu’un petit pourcentage de personnes âgées de plus de 65 ans auraient une immunité résiduelle contre le virus A(H1N1), peut être acquise au cours d’anciennes infections.
d. Pays touchés
La pandémie de grippe A/H1N1 s’est propagée dans le monde entier plus vite que jamais. Lors de pandémies antérieures, il avait fallu aux virus grippaux plus de six mois pour se propager aussi largement que le nouveau virus H1N1 ne l’a fait en moins de six semaines.
La propagation est proche de 100% des pays de la planète : à ce jour, il a été décelé dans 160 pays et territoires sur les 193 Etats membres de l’ONU.

2. Létalité
Bien qu’on ne connaisse pas encore définitivement les facteurs de risques des formes graves de la grippe A(H1N1), certaines catégories de gens comme les femmes enceintes et les asthmatiques ou les personnes souffrant d’autres maladies chroniques (maladies cardiovasculaires, les maladies respiratoires, le diabète et le cancer, obésité morbide), semblent davantage exposées au risque de contracter une forme grave de grippe et d’en mourir.
Par ailleurs, un faible nombre de personnes, en bonne santé et ayant moins de 50 ans en général, évoluent très rapidement vers une forme grave et souvent mortelle de la maladie, ce qui est inhabituel et fait la particularité de ce virus par rapport à une grippe saisonnière. Nous n’avons pas encore pu identifier de facteurs permettant de prédire cette évolution, mais des études sont en cours.
La plupart des complications de la grippe concernent l’appareil respiratoire et peuvent être dues à une surinfection bactérienne (le plus souvent), mais aussi à des complications virales, liées au virus lui-même.
Les données recueillies à ce jour semble indiquer que le taux de létalité de la grippe A/H1N1 soit du même ordre de grandeur que la grippe saisonnière, soit 1/1000. Il est cependant encore trop tôt pour l’affirmer.
3. Evolution du virus
La gravité de la pandémie peut évoluer avec le temps et varier selon le lieu ou la population. La surveillance des caractéristiques virologiques est donc essentielle pendant toute la durée de la pandémie.
En dehors de la mutabilité intrinsèque des virus grippaux, d’autres facteurs pourraient modifier, d’une manière totalement impossible à connaître, la gravité du tableau de la morbidité si le virus continue à se propager. Les scientifiques s’inquiètent des changements qui pourraient avoir lieu si le virus se répandait dans l’hémisphère sud et rencontrait les virus humains actuellement en circulation, alors que commence la saison grippale normale dans cette partie du monde.
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