Première Année de Médecine PCEM1
Quelques notions sur la PCEM1
Le premier cycle des études médicales correspond stricto sensu à la première et à la deuxième année de médecine, néanmoins, la troisième année appelée première année du deuxième cycle des études médicales est très similaire et s’intègre dans une démarche pédagogique identique. Les textes légaux régissant le premier cycle concernent aussi la première année de deuxième cycle.
Les orientations pédagogiques du premier cycle
Un arrêté du 18 mars 1992 définit les orientations pédagogiques du premier cycle des études médicales et de la première année du deuxième cycle des études médicales.
L’article 8 de cet arrêté dispose que : « L’enseignement du premier cycle et de la première année du deuxième cycle porte obligatoirement sur les disciplines ou ensembles disciplinaires suivants :
- la physique, la biophysique et le traitement de l’image ;
- la chimie, la biochimie, la biologie cellulaire et moléculaire ;
- l’anatomie, l’embryologie, la biologie du développement et de la reproduction ;
- la cytologie, l’histologie et l’anatomie pathologique ;
- la bactériologie, la virologie et la parasitologie ;
- l’hématologie, l’immunologie et l’oncologie fondamentales ;
- la génétique et les biotechnologies ;
- la physiologie et la nutrition ;
- la pharmacologie et les grandes classes de médicaments ;
- l’épidémiologie et les biostatisques ;
- la séméiologie clinique, biologique et la séméiologie des techniques d’imagerie médicale ;
- les techniques de premiers secours ;
- la démographie, l’économie de la santé et l’organisation des systèmes de santé.
- L’enseignement doit également porter sur les langues étrangères, l’épistémologie, la psychologie, l’éthique médicale et la déontologie. »
Le programme de ces trois premières années d’études est défini par le conseil d’administration de l’université sur proposition du conseil des études et de la vie universitaire.
Les ministres en charge de la santé et de l’enseignement supérieur définissent des thématiques prioritaires à aborder nécessairement au cours de ce cycle. Ils sont secondés dans cette tâche par une commission pédagogique nationale des études médicales, dans laquelle siègent 3 étudiants dont deux sont étudiants en premier ou en second cycle. Cette commission travaille sur l’ensemble du cursus des études médicales.
L’article 7 de ce même arrêté définit les modalités d’enseignements : « Les enseignements sont théoriques, dirigés et pratiques, et comprennent des stages. L’assiduité aux enseignements dirigés, aux enseignements pratiques et aux stages est obligatoire. »
La PCEM 1
La PCEM 1 est aussi un moyen d’accès à la filière de formation des sage-femmes, dans certaines facultés, elle permet aussi l’accès aux filières masseur-kinésithérapeute et ergothérapeute. Les sages-femmes bénéficient d’un numerus clausus et passent le même concours que les candidats désireux de faire médecine. Pour les futurs masseur-kinésithérapeutes, le concours présente dans certaines villes des caractéristiques propres, des épreuves peuvent s’ajouter au concours classique. Ce n’est pour l’instant qu’à Bordeaux, Lyon et Nancy que les futurs ergothérapeutes doivent passer par la PCEM1.
Le concours de PCEM 1 est historiquement le moyen d’accès aux études d’odontologie, c’est exactement le même concours. Les futurs dentistes bénéficient d’un numerus particulier. La PCEM 1 peut s’effectuer dans toutes les facultés, par contre les futurs dentistes devront changer de faculté après la réussite au concours. Les sage-femmes pourront elles aussi être amenées à changer de ville après leur réussite au concours.
La PCEM 1 en pratique :
Le volume horaire de la première année de médecine est compris entre 450 et 500 heures dont 30 % sont effectuées lors des enseignements dirigés et travaux pratiques. L’enseignement est organisé en 6 modules de 60 à 90 heures chacun. Trois d’entres eux sont définis nationalement, leur volume horaire est compris entre 225 et 270 heures. Ces trois modules sont selon l’arrêté du 18 mars 1992 :
-
la physique et la biophysique,
-
la chimie, la biochimie et la biologie moléculaire,
-
la biologie cellulaire.
L’arrêté du 2 mai 1995 dispose que :
L’enseignement de la première année comprend aussi un enseignement de culture générale. Ces enseignements permettent à l’étudiant :
-
« 1- D’acquérir les outils de base de la sociologie, de la psychologie sociale, de la démographie, du droit national, européen et international, de l’économie, de la communication et de l’information ;
-
2- D’aborder les grandes questions d’éthique dans la société. Les unités de formation et de recherche de médecine peuvent de plus proposer aux autorités universitaires compétentes de définir, dans le cadre des orientations thématiques précitées, des thèmes à étudier pendant l’année, notamment dans le domaine de l’anthropologie et de l’économie des systèmes de santé, avec une liste d’ouvrages à consulter ou une série de conférences.
Ces enseignements ont pour but de développer chez les étudiants une approche pluridisciplinaire des problèmes de la société et de susciter leur réflexion sur la place de leur future pratique dans un contexte élargi. Du fait que ces enseignements relèvent de diverses disciplines, ils sont assurés avec le concours d’universitaires des disciplines concernées. »
L’enseignement de culture générale peut ne consister qu’en enseignements dirigés. Il est sanctionné par des épreuves rédactionnelles comptant pour au moins 20 % de la note totale au concours. Certaines facultés ont mis en place un module de contraction de textes (résumés).
Le concours de PCEM 1
Cette épreuve a été instaurée afin de fixer un numerus Clausus à l’entrée dans la filière médicale. Ce fameux numerus clausus est né en 1971, on cherchait alors à tout prix à limiter les dépenses de santé, bien que ce fût un échec, le numerus clausus est bien toujours là. En 1971, Plus de 8500 étudiants ont pu rentrer en PCEM 2, en 2005, ils ne seront plus que 6200. (Le triste record est détenu par 1992 avec seulement 3600 étudiants reçus).
Ce mode de sélection bien qu’atypique pour une filière universitaire est prévu par l’article L 631-1 du code de l’Education : « le nombre d’étudiants admis ainsi que les modalités de leur admission, à la fin de la première année du premier cycle, à poursuivre des études médicales, odontologiques ou pharmaceutiques sont fixés chaque année, compte tenu des besoins de la population, de la nécessité de remédier aux inégalités géographiques et des capacités de formation des établissements concernés par le ministre chargé de l’enseignement supérieur et du ministre chargé de la santé ».
L’épreuve du concours de PCEM 1 est selon l’arrêté du 18 mars 1992 modifié constituée de deux parties. Les épreuves sont anonymes et ont lieu à chaque fin de quadrimestre.
En cas d’échec, on peut bénéficier de deux chances voire de trois dans des conditions particulières définies par chacune des facultés, dans certaines, il faut avoir subi une hospitalisation supérieure à une semaine au cours de l’année, dans d’autres, il faut avoir été classés dans les premiers derrière la barrière du numerus clausus. Le triplement ne concerne qu’une infime minorité d’étudiant, le triplement ne peut concerner plus de 8 % du numerus clausus dans chacune des facultés.
Comment rebondir ?
Il est aussi possible de se reconvertir, un étudiant qui obtient la moyenne au concours de PCEM 1 peut obtenir une équivalence de première année de DEUG et de ce fait rentrer directement en deuxième année. L’ensemble des facultés applique ce système pour le DEUG de biologie, certaines facultés jouent vraiment le jeu de la reconversion, dans certaines, on peut ainsi rentrer en deuxième année de DEUG de droit, d’économie, de sciences de l’ingénieur. Les taux de réussite de ces étudiants au DEUG sont équivalents voire meilleurs que ceux des étudiants qui ont suivi le cursus entier du DEUG.
La préparation
Etre bien préparé permet d’être le plus en confiance possible. Chacun envisage sa préparation comme il le souhaite, néanmoins un petit coup de pouce peut toujours aider. Il existe deux types de prépas : les prépas privées efficaces mais coûteuses, les tutorats dans les facultés qui eux sont efficaces et de coût réduit. En théorie, la mise en place d’un tutorat est obligatoire dans chacune des facultés mais la mise en place n’est pas aisée, ils ne sont donc pas présents dans toutes les facultés. Le principe est basé sur le principe d’une collaboration entre des étudiants ayant déjà réussis et les candidats à ce concours. Il est habituel de rendre ce que le tutorat nous a apporté l’année suivante. Souvent, le tutorat est une action menée par l’association étudiante de la faculté. La préparation proposée repose sur des « colles » : examens dans les conditions de concours.
Ce qu’il faut regarder avant d’y aller : il est important d’examiner la fréquence des colles, certains tutorats proposent deux colles par semaine c’est très formateur, le nombre d’étudiants inscrits, mieux vaut se mesurer au plus grand nombre d’étudiants, l’image de ces colles ne sera que plus fidèle à la réalité.
Arrêté du 20 janvier 2005 fixant le numerus clausus à la suite des épreuves terminales de PCEM 1 de l’année universitaire 2004-2005 :
|
Paris (nombre total)
|
1432
|
|
dont Paris V (Cochin, Necker, Broussais)
|
352
|
|
dont Paris VI (la Pitié-Salpêtrière, Saint-Antoine)
|
290
|
|
dont Paris VII (Bichat Beaujon, Lariboisière Saint-Louis)
|
309
|
|
Bobigny
|
112
|
|
Créteil
|
136
|
|
Kremlin-Bicêtre
|
123
|
|
Paris Ouest
|
110
|
|
|
|
|
Amiens
|
148
|
|
Angers
|
123
|
|
Besançon
|
126
|
|
Bordeaux
|
315
|
|
Brest
|
116
|
|
Caen
|
139
|
|
Clermont-Ferrand
|
141
|
|
Dijon
|
155
|
|
Grenoble
|
147
|
|
Lille
|
360
|
|
Lille (faculté libre)
|
77
|
|
Limoges
|
112
|
|
Lyon (4 facultés)
|
365
|
|
Marseille
|
305
|
|
Montpellier Nîmes
|
201
|
|
Nancy
|
235
|
|
Nantes
|
160
|
|
Nice
|
121
|
|
Poitiers
|
148
|
|
Reims
|
146
|
|
Rennes
|
150
|
|
Rouen
|
166
|
|
Saint-Étienne
|
106
|
|
Strasbourg
|
208
|
|
Toulouse
|
230
|
|
Tours
|
162
|
|
|
|
|
Antilles-Guyanne
|
68
|
|
La Réunion
|
22
|
|
La Nouvelle Calédonie
|
3 |
|
Paris :
dont
Paris-V
Paris-VII
|
174
97
77
|
|
Bordeaux
|
70
|
|
Brest
|
19
|
|
Clermont-Ferrand
|
53
|
|
Lille
|
70
|
|
Lyon
|
76
|
|
Marseille
|
66
|
|
Montpellier Nîmes
|
54
|
|
Nancy
|
56
|
|
Nantes
|
61
|
|
Nice
|
30
|
|
Reims
|
56
|
|
Rennes
|
52
|
|
Strasbourg
|
57
|
|
Toulouse
|
65
|
|
|
|
|
Antilles-Guyanne
|
7
|
|
La Réunion
|
4
|
|
La Nouvelle Calédonie
|
2
|
|
La Polynésie Française
|
2
|
|
|
|
|
Total
|
977
|
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