Presse

Contacts presse

Sébastien FOUCHER
Président de l'ANEMF
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Téléphone : 06 82 11 98 82

Maxime RIFAD
Vice-Président de l'ANEMF
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Communiqués de presse de l'ANEMF

Les premières épreuves blanches de la version informatisée des Epreuves Classantes Nationales (ECN) se déroulent depuis ce lundi 7 décembre dans les UFR de médecine de France. Initialement prévue pour ajuster les derniers dysfonctionnements de la plateforme qui accueillera l’épreuve en juin 2016, la répétition générale s’est transformée en déroute généralisée.


Inlassablement, les étudiants en médecine alertent leurs tutelles sur les enjeux et les risques d’une informatisation des ECN. Parce qu’elles déterminent la spécialité et la ville de formation des futurs internes, parce que leur préparation implique un investissement personnel considérable pendant trois années, les ECN n’ont rien d’un examen traditionnel. Les objectifs initiaux d’une informatisation, qui visaient à rendre les épreuves plus justes et plus proches de la réalité clinique, ont été depuis longtemps oubliés. L’acharnement des administrations centrales pour garantir l’immobilisme a payé : hier évalués sur leur capacité à générer des mots-clés, les étudiants en médecine le seront demain sur leur habileté à remplir des QCM.

Résignés à subir une orientation basée sur des modalités hautement contestables, les étudiants en médecine n’attendaient plus qu’une chose de leurs tutelles : la garantie d’une épreuve sans accroc. Les promesses grandiloquentes répétées à l’envi depuis bientôt 2 ans n’ont pas suffi : faute d’un investissement financier et humain à la hauteur de l’enjeu, les premières épreuves tests des ECNi ont tourné au fiasco. Ralentissement des tablettes numériques, bugs en série, annulation des épreuves : à ceux qui se gargarisaient d’une organisation millimétrée, l’épreuve des faits a rappelé que l’optimisme n’est pas un gage de réussite. Les étudiants, transformés bien malgré eux en cobayes d’ingénieurs apprentis-sorciers du numérique, n’ont jamais failli : malgré les heures d’attente, malgré les annulations à répétition, ils ont continué à se mobiliser pour assister aux épreuves et participer à l’amélioration d’une plateforme minable en l’état.

Après un premier test régional qui avait montré toutes les failles du système, l’ANEMF avait exhorté le Centre National de Gestion (CNG), organisateur de l’épreuve, à tout mettre en oeuvre pour adapter les capacités de ses serveurs. Les prestataires concernés ne l’auront finalement fait que dans l’urgence, après l’annulation de la première journée d’épreuve. La plateforme, elle, n’aura même pas fait illusion : annoncée comme de haute technologie, elle s’est en fait révélée médiocre. L’obligation de résultats qui incombe aux prestataires sélectionnés semble s’être transformée en promesse d’incompétence : l’ANEMF appelle le CNG à en tirer toutes les conséquences. Si des prestataires rémunérés pour leurs interventions ont failli, ils doivent en assumer la responsabilité, et être remplacés. En se fendant d’une note optimiste à l’excès dès mardi soir, le CNG donne l’impression de n’avoir pas pris la mesure de l’échec et de la perte de confiance qu’il a engendré : les étudiants n’accepteront pas que l’épreuve blanche de mars soit un remake de celle de décembre.

Quand ils exprimaient leurs craintes, on expliquait aux étudiants en médecine qu’ils n’étaient pas suffisamment ambitieux. Quand ils s’inquiétaient des dysfonctionnements, on leur reprochait d’agiter le chiffon rouge. Quand ils demandaient des investissements à la hauteur de l’enjeu, on leur expliquait que l’argent n’était pas un problème. Nos soupçons d’hier sont devenus les vérités d’aujourd’hui : inconséquents et désengagés, les ministères de tutelle ont promis la lune avant d’en offrir les miettes.

L’ANEMF, et les 9000 étudiants de la promotion ECNi avec elle, demande à être reçue dans les plus brefs délais par Marisol TOURAINE et Thierry MANDON sur ce sujet. Elle exige qu’une enveloppe budgétaire d’urgence soit libérée pour renforcer les équipes techniques du CNG et garantir la qualité de la plateforme d’examen. Pour réussir l’informatisation des ECNi, les décideurs doivent prendre la mesure du défi qui s’annonce. Inquiets pour leur avenir, les étudiants en médecine se tiennent prêts à la mobilisation.

Pour l'ANEMF, Sébastien FOUCHER, Président

 

Contacts presse :

Sébastien FOUCHER, Président de l’ANEMF, 
06 50 38 64 94, 
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Rémi PATRICE, Vice Président en charge des Etudes Médicales de l'ANEMF,
06 74 83 81 58,
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Réaction à la publication du rapport sur les touchers pelviens

L’A.M.P.C., ou Amicale Médecine Paris Cordeliers, représente les étudiants de la faculté de Médecine Paris Descartes (Paris 5) depuis près de 11 ans. Décryptage de l’association en quelques lignes : 

 

L’AMPC est née le 13 février 2004. Elle exerce ses fonctions au 15 rue de l’Ecole de Médecine, à Paris (6 ème). Fondamentalement, c’est avant tout une association représentative, indépendante politiquement, asyndicale et aconfessionnelle des étudiants de Paris 5 en Médecine. 

 

Elle est administrée par un bureau qui gère l’association et prend toutes les décisions nécessaires à la poursuite de ses buts. Il est composé de 9 membres assurant 16 missions différentes : les services à l’étudiant, l’événementiel, la culture, la communication, les outils pédagogiques, les loisirs, le sport, le folklore carabin, l’international, les études médicales, la représentation étudiante, etc... l’AMPC est véritablement sur tous les fronts ! 

 

Elle a donc pour objet : l’amélioration de la vie quotidienne des étudiants, leur intégration au sein de la structure de la faculté, la défense de leurs intérêts moraux et matériels, individuels et collectifs, et leur représentation auprès des autorités de tutelle locale et nationale. 

 

Elle compte à présent plus de 2000 membres, soit tous les étudiants de la fac s’étant acquittés de la cotisation d’adhésion à l’Amicale. 

 

Enfin, le bureau et les étudiants, tous membres actifs de l’Amicale, se mobilisent pour faire vivre l’esprit carabin et construire une vie de fac des plus animées. 

 

Ponctuellement ou régulièrement, les membres ont l’occasion de proposer des projets ou prendre part à ceux déjà existants sous la coordination du bureau. C’est ça le principe d’une amicale : tous les adhérents participent à son fonctionnement !

 

 

 

N'hésitez pas à vous rendre sur le site internet de l'Amicale : ampcfusion.com 

 

Paris, le 27/10/2015

Marisol Touraine a reçu aujourd’hui les conclusions d’un rapport de la Conférence des Doyens des facultés de médecine sur la formation clinique des étudiants en médecine. Ce rapport confirme l’existence de pratiques inacceptables en ce qui concerne l’apprentissage des touchers pelviens.

 

La réalisation de touchers pelviens sur des patientes endormies qui n'en auraient pas été informées et qui n'y auraient pas consenti est inacceptable. L'ANEMF et l’ISNCCA condamnent de telles pratiques qui, au coeur du temps de formation, donnent aux étudiants concernés l'image d'une éthique médicale bradée et contournée : elles n’ont pas leur place dans notre cursus. Nous appelons les établissements de santé à mettre en oeuvre toutes les dispositions pour informer et faire comprendre aux patients les enjeux de la présence d'étudiants dans leurs murs. 

 

Que des étudiants aient pu réaliser des gestes sans le consentement des patientes interroge bien au-delà de la polémique actuelle. Alors que patients et soignants s'accordent sur la volonté d'une médecine plus humaine, l'enseignement de l'éthique médicale et de la relation avec le patient restent le parent pauvre de la formation des futurs médecins. En mettant à l'écart les sciences humaines et en installant un système de prime à la sur-spécialisation, les facultés de médecine ont donné lieu à une situation dont chacun comprend aujourd'hui combien elle est en décalage avec ce que la société attend de ses soignants. Le modèle d'une formation organisée sur le tas ne fait plus recette : confrontés à des situations humaines parfois lourdes, les étudiants en médecine aspirent à être mieux préparés ! 

 

Le paradigme d'une formation clinique organisée autour de la mise en pratique a bien vieilli : aujourd'hui comme hier, l'apprentissage au lit du malade fait sens ! Si les étudiants en médecine s'estiment à une large majorité mal préparés à leur métier, c'est surtout et avant tout parce que les facultés se sont désengagées. Le temps de formation à l'hôpital est précieux : non préparé et pas optimisé, il est aujourd'hui très largement sous-utilisé. Si nos facultés se donnent comme impératif que le premier geste ne soit jamais fait sur un patient, elles doivent investir massivement dans les outils de simulation qui concernent tant l'examen clinique et la réalisation de gestes techniques que la relation médicale. Les annonces de Marisol Touraine sont, sur ce sujet, très encourageantes : elles doivent être suivies d'effets sur le terrain.

 

L'ANEMF et l’ISNCCA appellent l'ensemble des acteurs à prendre la mesure du sujet qui s'ouvre aujourd'hui. Derrière ces actes déplorables se cache une réalité simple : le naufrage de la formation clinique à la française. Pour continuer à former demain des médecins de grande qualité, les réformes à engager sont urgentes.

 

Pour l’ANEMF, Sébastien FOUCHER, Président
Pour l'ISNCCA, Julien LENGET, Président

Contact presse :

Sébastien FOUCHER, Président de l’ANEMF,
06 50 38 64 94,
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Docteur Julien LENGET, Président de l'ISNCCA,
06.43.21.17.29,
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Réaction à la publication du rapport sur les touchers pelviens

 

 

 

Paris, le 02/03/2015

Le projet de loi qui sera examiné à l'Assemblée Nationale dans moins de 15 jours est inquiétant de constance : face à la contestation et aux demandes légitimement exprimées par les jeunes, Marisol Touraine a fait le choix de l’enlisement. Pour les étudiants en médecine, la coupe est pleine. Abandonnés par un pouvoir politique qui refuse de prendre conscience de l’ampleur du malaise, ils manifesteront à Paris le 15 mars prochain.

Au terme de mois de discussion, le constat est amer. Si la voix des étudiants en médecine a souvent été portée, elle a rarement été entendue. Le projet de loi porté par Marisol Touraine maintient le cap qui a toujours été le sien : il s’obstine dans une voie qui ne servira l’intérêt de personne, et certainement pas celui des patients. Qui peut encore penser qu’une gouvernance renforcée des ARS répondra aux défis de l’organisation des soins ? La tutelle administrative n’est pas un repoussoir idéologique : elle a simplement fait la preuve de son inefficacité. En organisant un conventionnement régional et en contraignant les ARS à définir elles-mêmes les conditions de prise en charge dans chaque territoire, le projet de loi de santé amorce la mise à sac des soins de proximité. Aujourd’hui, les étudiants en médecine appellent la ministre à entendre l’évidence : pour répondre aux besoins de santé, il faut rendre leur place aux professionnels !

Qui peut encore penser que la généralisation du tiers-payant répondra aux défis de l’accès aux soins ? En s’obstinant dans l’affichage politique, le ministère joue un jeu dangereux. Parce qu’il est techniquement très complexe et parce qu’il ouvre la porte à toutes les dérives dans le financement du système de santé, le tiers-payant généralisé donnera naissance à une situation plus grave encore que celle qu’il prétend traiter. Pour lutter contre le renoncement aux soins, Marisol Touraine ne doit pas reculer : elle doit, au contraire, étendre le tiers-payant à ceux qui en ont le plus besoin.

Qui peut encore penser que la redéfinition des compétences de chacun ne se fera sans personne ? Parce qu’il laisse les professionnels de santé en dehors de tout processus de décision, le projet de loi manque l’occasion d’être ambitieux. Il porte l’idée fausse que les compétences peuvent être reparties à la volée, sans aucune considération pour les conséquences concrètes et quotidiennes. Les étudiants en médecine ne réclament pas le monopole du vaccin contre la grippe : ils refusent, en revanche, de voir la question du transfert de compétences traitée avec tant de légèreté !

Qui peut, enfin, prétendre amorcer le renouveau du système de santé sans porter attention à ceux qui en seront les acteurs ? La formation médicale se fragilise : l’hôpital assure difficilement sa mission, et il peine à accompagner les étudiants en médecine. Année après année, la pression se reporte sur une période d’entrée dans la vie professionnelle sans cesse plus laborieuse. Si la ministre n’a pas le courage politique de proposer enfin des réponses, elle devra en assumer la responsabilité pour l’avenir.

Après des mois de discussion, l’ANEMF déplore l’attitude jusqu'au-boutiste d’un ministère qui n’a jamais su prendre la mesure du malaise social que son projet de loi avait créé. L’ANEMF appelle l’ensemble des étudiants en médecine à se mobiliser contre le projet de loi de santé en participant dès à présent à des actions locales dans toutes les villes de France et en manifestant aux côtés des structures jeunes le 15 mars prochain. Les milliers de voix qui résonneront dans les rues de Paris ce jour-là seront celles d’une génération dont les attentes sont grandes : nous n’accepterons pas plus longtemps d’être les témoins d’un jeu d’esquive politique élevé en art de gouverner.

Pour l’ANEMF, Sébastien FOUCHER, Président

Contact presse :

Sébastien FOUCHER, Président de l’ANEMF,
06 50 38 64 94,
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François-Antoine CASCIANI, Vice-Président en charge des Problématiques Professionnelles de l’ANEMF,
06 74 83 85 16,
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L'ANEMF appelle les étudiants en médecine à la mobilisation !

Paris, le 09/02/2015

L’ANEMF a réuni ce week-end les représentants des étudiants en médecine de France. Lassés par des mois d’un dialogue à sens unique, ils ont acté leur opposition ferme au projet de loi de santé tel qu’il est rédigé.

Nous ne voulons pas d’un tiers-payant généralisé qui n’a fait la preuve ni de sa simplicité, ni de sa pertinence. Si le renoncement aux soins pour raisons financières est un problème de santé publique majeur, force est de constater que la loi de santé ne résout rien : en mettant en péril l’indépendance et la viabilité de l’exercice libéral, elle fait peser sur le système de santé les conséquences d’un affichage politique obstiné. Les étudiants en médecine n’accepteront pas la mise en place d’un dispositif qui, en prétendant bénéficier à tous, ne profitera en fait à personne. L’ANEMF demande à Marisol Touraine d’assumer une nouvelle orientation : celle qui consisterait à simplifier les dispositifs de tiers-payant déjà en place, et à les étendre aux populations qui souffrent le plus du renoncement aux soins.

Nous ne voulons pas d’un système de soins administré par des Agences Régionales de Santé placées dans un rôle d’ultra-gouvernance qui n’est pas le leur. La promesse formulée par Marisol Touraine de remettre les professionnels de santé au centre de la décision doit être suivie d’effets. Les politiques successives de renforcement du contrôle administratif incitent au plus grand pessimisme. L’ANEMF veillera à ce que l’initiative d’organiser les prises en charge reste la prérogative des seuls professionnels : c’est à ce prix que nous préserverons la qualité de la relation médicale et la cohérence des coopérations interprofessionnelles.

Nous ne voulons pas d’une convention régionale construite comme une voie de détournement de la convention nationale et qui, par sa nature même, remet en cause les fondements de notre système de sécurité sociale. Si les disparités régionales existent, elles ne doivent jamais être traitées dans le mépris des valeurs de solidarité nationale qui animent depuis 1945 le système de santé français. En instaurant une régionalisation des prises en charge de l’assurance-maladie, le projet de loi de santé ouvre la porte à des dérives importantes : l’article 41 doit être supprimé.

Nous, futurs médecins, voulons exercer dans le respect d’une médecine profondément humaine, centrée sur la relation médecin-patient et la coopération professionnelle. Nous avons sollicité, sur ce projet de loi, des mesures concrètes en faveur des jeunes : il nous a été répondu par le mépris. L’urgence est là : la Ministre doit dès maintenant s’engager sur de nouvelles dispositions en faveur des futurs professionnels. En favorisant l’installation des jeunes, en libérant les études médicales de leur tutelle hospitalière unique et en redonnant de la place à un temps médical écrasé par la charge administrative, Marisol Touraine pourra dire qu’elle a fait une loi utile pour demain.

Le projet de loi de santé ne répond pas, en l’état, aux ambitions qu’il prétend se donner. Lassée par des mois d’une concertation sans écoute, l’ANEMF appelle la ministre à prendre la mesure du mécontentement des jeunes. Dans les prochains jours, les étudiants en médecine de toute la France se réuniront en Assemblées Générales pour préparer leur réponse. L’ampleur de ce qui doit être réécrit impose des décisions courageuses : sans attendre, le Ministère de la Santé doit s’engager sur un nouveau calendrier parlementaire.

Pour l’ANEMF, Sébastien FOUCHER, Président

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Sébastien FOUCHER, Président de l’ANEMF,
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François-Antoine CASCIANI, Vice-Président en charge des Problématiques Professionnelles de l’ANEMF,
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Nous ne voulons pas de cette médecine-là !