Presse

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Sébastien FOUCHER
Président de l'ANEMF
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Maxime RIFAD
Vice-Président de l'ANEMF
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Communiqués de presse de l'ANEMF

Paris, le 04/02/2015

En début de semaine, une polémique a éclaté autour d’un carnet de stage retrouvé sur le site internet de la faculté de médecine de Lyon-Sud. Sur ce livret, la mention « Toucher vaginal sous anesthésie générale » a suscité de vives réactions, laissant à penser que les étudiants en médecine pratiqueraient sans vergogne des touchers vaginaux à des patientes endormies, sans obtenir leur consentement et en dehors de tout soin.

 

S’il est ici question d’actes pratiqués sans consentement du patient, et hors de tout cadre de soin, les étudiants en médecine répondent d’une seule voix : nous ne l’admettons pas, nous ne le cautionnons pas.  Cette pratique, très marginale, n’a pas sa place dans nos hôpitaux. Si, par contre, cette polémique porte en elle une remise en cause des fondements de l’enseignement clinique, nous la dénonçons. L’activité pratique des étudiants en médecine est fondamentale : elle est au cœur de leur démarche de formation. Pratiquée dans un cadre qui respecte scrupuleusement les règles de déontologie et les parcours de soins, elle ne doit jamais être remise en question. Ceux qui s’aventureraient sur ce terrain doivent être certains d’une chose : appauvrir l’enseignement clinique, c’est appauvrir la médecine.

 

L’ANEMF interpelle ses ministères de tutelle de façon régulière sur l’urgence d’agir pour la formation médicale. Lancés dans des services hospitaliers sans aucun cadre pédagogique et abandonnés à des situations humaines parfois très dures,  les étudiants en médecine constatent chaque jour les conséquences d’un apprentissage centré sur la seule pratique hospitalière. En délaissant les outils de simulation et en organisant la mise en retrait systématique de la faculté sur la formation clinique, les tutelles ont laissé s’installer une situation préoccupante. Pourtant, les solutions existent : l’utilisation des mannequins, des consultations simulées ou encore des logiciels informatiques permettrait de désacraliser les situations réelles et d’anticiper l’arrivée à l’hôpital. Sur ce sujet, l’inertie des ministères est  incompréhensible : qui peut prétendre opérer un virage vers l’ambulatoire sans se préoccuper de la formation clinique des praticiens qui y exerceront ?

 

Alors que l’évolution de la pratique médicale est indéniable, et alors que la loi de santé en examen propose de mettre le patient au cœur du système de santé, les étudiants en médecine restent enfermés dans un modèle d’apprentissage sur le tas. Quelle place est aujourd’hui donnée aux modules d’enseignement autour de la relation médecin-patient ? Aucune. Quelle place est accordée à la réflexion collective autour des notions de déontologie et de responsabilité médicale ? Aucune, là encore. Les conséquences de cette carence sont lourdes : les étudiants en médecine, mal armés pour réagir face à des situations humaines parfois pesantes, redoutent leur exercice futur. Parce que la relation médecin-patient est une composante fondamentale du soin, les étudiants en médecine attendent de leurs ministères de tutelle qu’ils agissent à la hauteur de leurs paroles. Les futurs médecins n’accepteront pas plus longtemps d’être les laissés pour compte d’un système de formation sans cesse sous tension.

 

Conscients de leur responsabilité et mobilisés pour leur avenir, les étudiants en médecine attendent de leurs tutelles des réponses concrètes sur toutes les questions qui touchent à leur formation. En abandonnant la responsabilité de former au seul hôpital public, les décideurs successifs ont organisé les carences de la formation médicale. Au-delà d’une polémique dont on ne peut que partager les motifs, les sujets de préoccupations sont grands. L’ANEMF appelle l’ensemble des acteurs à s’unir autour de réformes ambitieuses pour la formation médicale.

Pour l’ANEMF, Sébastien FOUCHER, Président

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Sébastien FOUCHER, Président de l’ANEMF,
06 50 38 64 94,
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Rodolphe PELLET, Vice-Président en charge des Etudes Médicales de l’ANEMF,
06 27 91 25 95,
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Réaction suite à la polémique sur les touchers vaginaux

Paris, le 13/01/2015

Ce lundi, l’ANEMF a rencontré la ministre Marisol Touraine aux côtés du Front Généraliste. A moins de trois mois de l’examen du projet de loi de santé au Parlement, cette rencontre marque le début d’une nouvelle phase qui doit permettre de ramener au coeur du débat les problématiques et les attentes des futurs professionnels de santé.

En présence des représentants des syndicats et des sociétés savantes de la spécialité, l’ANEMF a dressé à la ministre l’état des lieux d’une formation à la médecine générale plus que jamais fragilisée par des années d’attentisme politique.

Le stage de second cycle en médecine générale, obligatoire depuis 1997, en est le plus triste étendard. Alors que Marisol Touraine avait fait de sa généralisation un engagement majeur du Pacte “Territoire-Santé” de 2012, les chiffres à n+2 plafonnent. Aujourd’hui encore, 4 étudiants en médecine sur 10 choisissent leur future spécialité sans avoir ni découvert, ni pratiqué la médecine générale. Alors que le recrutement des Maîtres de Stage Universitaires (MSU) est plus que jamais bloqué et alors qu’une vague massive de départ à la retraite est à prévoir, l’ANEMF demande le lancement immédiat d’une concertation sur l’attractivité du statut de MSU. Faute de cela, les efforts consentis jusqu’ici pour installer la médecine générale au coeur de la formation médicale auront été vains.

Signe de la place secondaire accordée à la spécialité dans nos Universités, le taux d’encadrement en médecine générale est 10 fois inférieur à celui des autres spécialités. Les conséquences de cette carence sont concrètes : le développement d’un enseignement en médecine générale au cours du second cycle est impossible, et l’encadrement des 14 000 internes en médecine générale est fragilisé. A l’heure où la loi prétend accélérer le virage ambulatoire, l’ANEMF exige que la montée en puissance de la Filière Université de Médecine Générale constitue pour ses ministères de tutelle une priorité absolue.

En vérité, la situation spécifique de la médecine générale reflète les maux d’un système de formation résolument tourné vers l’hôpital. Alors que la pratique en ambulatoire concernera à terme plus de 50% des étudiants, la possibilité de découvrir l’exercice en ville est verrouillée.

Ce fossé toujours plus grand creusé entre la formation dans les facultés et la réalité de la pratique médicale n’est pas sans conséquences. Les futurs médecins sont près de 90% à redouter leur exercice professionnel, et les chiffres de primo-installation en ville s’effondrent. Au terme d’un cursus qui donne à la formation pratique une place prépondérante, la difficulté croissante des jeunes à s’intégrer dans le monde professionnel appelle des réponses. L’ANEMF demande des mesures fortes en faveur de l’installation, seules à même de donner aux futurs professionnels les moyens d’exercer et d’assurer durablement la qualité de la prise en charge.

Pour faire renaître l’envie d’exercer en ville, Marisol Touraine doit entendre et répondre aux attentes exprimées par les étudiants en médecine. Alors que les charges administratives représentent aujourd’hui jusqu’à 20% de l’activité dans un cabinet, les jeunes aspirent au contraire à optimiser le temps médical. A ce titre, l’annonce de la généralisation du tiers-payant suscite de vives inquiétudes : l’ANEMF n’acceptera pas que la gestion prennent le pas sur le soin. Plus largement, les réformes doivent s’attacher à déconstruire les barrières de l’isolement, de l’encombrement administratif et du cloisonnement des professionnels qui cassent l’attractivité de l’exercice de ville.

La loi de santé suscite des attentes fortes chez les futurs professionnels. Mobilisés et inquiets pour leur avenir, ils demandent à être fortement associés aux concertations qui s’ouvriront dans les prochaines semaines. L’ANEMF n’acceptera pas que le système de santé de demain soit bâti sans considération pour les attentes de ceux qui en seront les acteurs.

Pour l’ANEMF, Sébastien FOUCHER, Président

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Sébastien FOUCHER, Président de l’ANEMF,
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François-Antoine CASCIANI, Vice-Président en charge des Problématiques Professionnelles de l’ANEMF,
06 74 83 85 16,
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Vous ne réformerez pas sans les jeunes !

Paris, le 29/10/2014

Depuis plus de 10 ans, l’Université Numérique Francophone des Sciences de la Santé et du Sport (UNF3S) est l’une des références de l’enseignement numérique en santé. Son financement basé sur la participation conjointe des Universités et du Ministère de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (MENESR) est aujourd’hui remis en cause par certaines Universités qui pourraient acter leur desadhésion dans les semaines à venir.

A l’heure où l’exercice médical est en pleine transformation et alors que les usages connectés seront au coeur de la pratique de demain, les étudiants en médecine s’impatientent de voir la révolution numérique arriver jusque dans leurs facultés. Les initiatives récentes portées par l’UNF3S ont montré que la stratégie de mutualisation était la seule garante d’une politique numérique efficiente, et ce malgré un contexte économique fortement contraint.
La mise en place de l’Examen Classant National informatisé (ECNi) en juin 2016 en est l’exemple le plus parfait : la réforme de l’ECN, unanimement réclamée par les étudiants en médecine, a été rendue possible grâce aux outils numériques. En élaborant la plateforme SIDES (Système informatisé distribué d’évaluation en Santé) de préparation aux ECNi, l’UNF3S a fait la preuve de sa légitimité.

L’ANEMF déplore que la priorité numérique, caractérisée par l’activité de l’UNF3S, soit aujourd’hui remise en cause par certains des acteurs de la formation médicale. En prenant la décision de ne pas renouveler son adhésion à l’UNF3S contre l’avis de ses étudiants, l’université Paul Sabatier de Toulouse a fait le choix d’une économie délétère pour la qualité des formations. Ce faisant, elle acte son désengagement dans un projet collectif dont la pertinence et l’efficacité ne sauraient être remises en cause. Dans une situation budgétaire qui contraint les Universités à faire des choix, l’ANEMF appelle chacun à la responsabilité. La brèche ouverte par l’Université Paul Sabatier doit être immédiatement refermée : la procédure de désadhésion doit être reconsidérée et les engagements de tous réaffirmés.

Alors que Geneviève Fioraso a fait de la révolution numérique une priorité, l’ANEMF déplore la posture de ceux qui font l’éloge du numérique sans lui donner les moyens d’exister. Les étudiants en médecine demandent à la Secrétaire d’Etat en charge de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche de prendre toutes les dispositions pour donner à chacun les moyens de tenir ses engagements. A 18 mois des premiers ECN informatisés, l’ANEMF appelle les universités à l’unité autour de l’UNF3S, dans l’objectif commun du développement de la pédagogie numérique.

Pour l’ANEMF, Sébastien FOUCHER, Président

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Sébastien FOUCHER, Président de l’ANEMF,
06 50 38 64 94,
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Rodolphe PELLET, Vice-Président en charge des Etudes Médicales l’ANEMF,
06 74 83 81 58,
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L'enseignement numérique, une priorité abandonnée ?

 

Paris, le 27/06/14

 

Ce Jeudi 26 juin 2014, le Ministère des Affaires Sociales et de la Santé a publié au Journal Officiel un décret relatif aux fonctions hospitalières des étudiants en médecine. Ce texte, attendu depuis mars 2013, sanctuaires les droits des externes en médecine et ouvre des perspectives pour améliorer la formation pratique des futurs professionnels de santé.
 

L'ANEMF se félicite d'un décret ambitieux, qui confirme les engagements ministériels pris en mars 2013. La gestion de la rémunération des externes, précaire et mal coordonnée, était une priorité : en transférant cette compétence aux seuls Centres Hospitalo-Universitaires, le Ministère a fait le choix de la simplification. Il a fait le choix d'un système ordonné, qui rend possible une diversification des terrains de stage.  Alors que plus de la moitié des étudiants exerceront en dehors des portes de l'hôpital, l'accès à des stages en ambulatoire est une urgence pour les soignants de demain. 

L'ANEMF encourage le ministère à préciser davantage le statut de l'étudiant hospitalier. Trop souvent mal intégrés dans les services, les étudiants en médecine aspirent aujourd'hui à davantage de considération. L'ANEMF demande à ce qu'ils puissent, de façon systématique, accéder à une chambre et à un repas chaud quand ils participent au service de garde. Dans ce cadre, le rôle de la commission stages et gardes des UFR de médecine doit être consolidée : elle doit pouvoir réaliser une évaluation systématique des terrains de stages et de leurs pratiques en matière d'accueil. L'ANEMF souhaite que ce travail soit mis au service d'une formation pratique plus qualitative. 

L'ANEMF regrette le manque de considération portée aux conditions psycho-sociales des études médicales. Alors que les conditions de travail des étudiants en médecine fragilisent la qualité de leur formation, les engagements du ministère ne se sont pas traduits en actes. A l'heure ou un externe sur cinq a déjà pensé au suicide, l'attentisme n'est plus soutenable. L'ANEMF appelle les ministères de tutelle à confirmer les engagements pris devant les étudiants en médecine. 

L'ANEMF salue l'envergure des mesures déjà actées. Les étudiants en médecine de France, conscients de leur responsabilité sociétale, resteront pleinement mobilisés sur ces questions : chaque initiative en faveur d'une meilleure formation médicale est une garantie pour le système de santé de demain. 

Pour l'ANEMF,
Sébastien FOUCHER, Président

 

Contacts presse :
Sébastien FOUCHER - Président de l'ANEMF
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Communiqué de Presse Décret du 24 juin 2014 

Paris, le 20/06/14

Marisol Touraine a présenté hier matin les grandes orientations du projet de loi de santé, premier volet de la Stratégie Nationale de Santé. Les priorités affichées telles que l'organisation territoriale du système de santé, la prévention et la formation des futurs soignants sont au coeur des préoccupations des étudiants en médecine de France.

Ce texte visant à améliorer l'offre de soins propose une solution de proximité et une meilleure organisation du parcours de soins. Pour lutter contre les inégalités d'accès au soins, les étudiants en médecine souhaitent que soit développée l'articulation entre les infrastructures médicales classiques et les modalités innovantes mais sous-utilisées comme la télémedecine ou la médecine délocalisée. Cette articulation devra permettre une meilleure coordination des professionnels de santé au sein d'un bassin de santé. Soucieux des besoins en santé des citoyens, l'ANEMF fait une proposition pragmatique : les Pôles InterCommunaux de Santé. Il est aujourd'hui temps de sortir de l'incantation et de passer à l'action.

La loi de santé prévoit la mise en place de parcours éducatifs en santé, de la maternelle au lycée, replaçant la prévention auprès des jeunes comme priorité du gouvernement. Cependant, les étudiants regrettent que ces dispositifs n'anticipent pas la transition vers le supérieur. Ils souhaitent donc une meilleure coordination de la politique de prévention qui leur est adressée, en replaçant cette mission au sein des centres de santé universitaires et des services de médecine préventive et de promotion de la santé, en lien avec le réseau des oeuvres universitaires et scolaires.

Cette loi fait le choix d'un système qui anticipe plus et réagit moins. Cette stratégie, les associations d'étudiants en médecine la mettent en oeuvre sur les campus depuis près de 15 ans. Chaque jour, elles participent et organisent des projets pour promouvoir la santé, les parcours de soins et les bonnes pratiques sanitaires. Des séances d'éducation à la sexualité dans les collèges et lycées à la prévention des maladies sexuellement transmissibles en passant par l'Hôpital des Nounours. L'ANEMF demande aujourd'hui à la Ministre de reconnaître et de valoriser ce type d'initiatives comme partie prenante d'une stratégie globale de promotion de la santé.

La refonte du système de soins ne pourra être portée sans réforme de la formation. Le projet d'une licence santé présenté par Geneviève Fioraso est un chantier d'ampleur. Parce que les réformes se sont succédées sans jamais répondre à leurs objectifs, les étudiants en médecine ne pourront ici se contenter d'un ajustement à la marge. Ils demandent aujourd'hui une réforme globale, de la PACES au 3ème cycle. L'ANEMF portera l'exigence d'une formation interdisciplinaire et progressive, structurée pour permettre une professionnalisation précoce du futur praticien. Les étudiants en médecine porteront leurs aspirations pour demain en pleine conscience de leurs acquis.

Les étudiants en médecine saluent une réforme prometteuse du système de soins : ils demanderont qu'elle soit appuyée par une formation en santé adaptée. Au-delà des orientations présentées aujourd'hui, l'ANEMF attend désormais des garanties de moyens.

Pour l'ANEMF,
Sébastien FOUCHER, Président

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Sébastien FOUCHER - Président de l'ANEMF
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Communiqué de presse : Loi de santé